Le remboursement des dispositifs médicaux connectés en 2026

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Florence Carpentier journaliste de la presse écrite
Publié le , mis à jour le
par Florence Carpentier - Journaliste de la presse écrite
Article supervisé par Vincent Bord

Les montres connectées, les glucomètres, les tensiomètres intelligents, les balances connectées médicalisées, les capteurs d’activité ou les outils de télésurveillance médicale sont aujourd’hui des objets incontournables pour beaucoup de particuliers souffrant de maladies chroniques.

Qui va payer ces dispositifs connectés capables de collecter, d’analyser et de transmettre des données sur votre santé par le biais d’une connexion numérique¹ ? Vous, l’Assurance maladie et/ou la mutuelle santé, aussi appelée complémentaire santé ? En réalité, la prise en charge de ces équipements numériques pour la santé va dépendre de la réglementation, de la prise en charge de l’Assurance maladie et des garanties souscrites auprès des mutuelles santé.

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Quelle est actuellement la prise en charge par l’Assurance maladie ?

L’Assurance maladie est la première étape du remboursement des frais médicaux en France. Pour qu’un malade soit remboursé par cette institution française, il faut que son dispositif médical connecté apparaisse sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR) et qu’il ait une finalité médicale. Pour cela, il faut que le détenteur d’un dispositif connecté passe par une évaluation médicale et que l’objet concerné obtienne la validation des autorités de santé. Sans oublier le prix de remboursement.

Trois types de dispositifs connectés (seulement) sont inscrits à ce jour sur cette liste

  • Les dispositifs médicaux pour mesurer la glycémie capillaire.
  • Les systèmes de mesure en continu du glucose interstitiel (Dexcom One et Dexcom One+).
  • Les systèmes d’autosurveillance du glucose interstitiel Freestyle Libre 2 et 3.

Tous les objets connectés ne sont pas assimilés à des dispositifs médicaux

Le tensiomètre, utile en cas d’hypertension ou de facteur de risque cardiovasculaire, n’est pas pris en charge par l’Assurance maladie. Idem pour une montre connectée grand public, même si elle enregistre vos données de santé : taille, poids, rythme cardiaque, etc.

Les critères à respecter pour une prise en charge par l’Assurance maladie

Les dispositifs connectés pris en charge par cet organisme se comptent donc sur les doigts d’une seule main. Et quand ils le sont, certaines conditions doivent être remplies. Ils doivent, par exemple, faire l’objet d’une prescription médicale provenant d’un professionnel de santé habilité :

  • Un médecin généraliste.
  • Un diabétologue.
  • Un pédiatre.
  • Une sage-femme.

Leur prise en charge concerne surtout les pathologies spécifiques : diabète de type 1, gestationnel, certains de type 2. Quant au remboursement, il reste souvent partiel, laissant un reste à charge pour l’assuré.

Les complémentaires santé complètent-elles le remboursement total des outils connectés ?

La mutuelle est la seconde étape du remboursement partiel ou total du reste à charge. Lorsque le dispositif connecté figure sur la LPPR, la mutuelle peut compléter le ticket modérateur. Quand le matériel connecté n’est pas remboursé par l’Assurance maladie, la prise en charge de ces organismes assureurs dépend de la couverture prévue dans le contrat. Dans ce cas, il est essentiel de vérifier les conditions de remboursement. Certaines mutuelles santé peuvent néanmoins proposer :

  • Un forfait médecine douce et prévention.
  • Un budget annuel pour les équipements innovants.
  • Des offres liées à la e-santé.

Remboursement des dispositifs connectés par les mutuelles : vers une prise en charge plus large ?

Afin de rester également connectées, les mutuelles commencent à élargir leurs contrats avec des garanties plus adaptées. Cette évolution a un objectif bien précis : améliorer la qualité de vie des assurés et réduire le reste à charge de certains objets de santé connectés. Elles peuvent notamment :

  • Intégrer des forfaits prévention plus larges.
  • Prendre en charge des solutions de télésuivi quand elles s’inscrivent dans un parcours de soins.
  • Nouer des partenariats avec des start-ups de la e-santé pour accéder à des conditions avantageuses.

Quels sont les dispositifs connectés les mieux pris en charge par les mutuelles ?

Certains dispositifs dédiés aux maladies chroniques qui guérissent rarement, voire jamais, sont déjà bien remboursés : les capteurs de glucose, les dispositifs de suivi cardiaque et les solutions de télésurveillance médicale.

D’autres, étant considérés comme du confort, ne sont pas, en principe, pris en charge : les montres connectées, les trackers d’activité ou encore les applications de bien-être.

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La santé connectée s’impose de plus en plus comme un levier de prévention et d’autonomie. Par conséquent, certains contrats peuvent être modifiés en 2026. Après avoir réalisé une étude rapide, gratuite et sans engagement, vous pouvez vous tourner vers un courtier Ymanci Mutuelle Santé qui pourra comparer plus de 700 formules santé pour trouver la plus adaptée à votre profil et vous accompagner dans toutes vos démarches : souscription, résiliation, etc.

Ce qu'il faut retenir

¹Un dispositif médical connecté est considéré comme tel lorsqu’il répond à plusieurs critères. En effet, il doit avoir une finalité médicale (diagnostic, prévention, suivi ou traitement d’une maladie), être conforme aux normes européennes (marquage CE) et s’inscrire dans un parcours de soins parfois recommandé ou prescrit par un professionnel de santé.

Vincent Bord
Article supervisé par Vincent Bord
Directeur des Assurances
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Article écrit par Florence Carpentier LinkedIn

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