Le bijou en or, entre symbole intime et usage économique

Étude statistique de février 2025
Enquête exclusive

Une enquête FLASHS pour Ymanci

Offrir un bijou en or à son ou sa partenaire relève-t-il uniquement du symbole, ou aussi d’un choix où la valeur compte ?

À l’occasion de temps forts comme la Saint-Valentin, l’or s’invite régulièrement dans les échanges amoureux comme une preuve d’affection, un objet que l’on conserve précieusement, un bien dont on sait qu’il peut avoir un prix. Mais derrière ce cadeau chargé de sens, le rapport des Français à l’or apparaît plus complexe qu’il n’y paraît.

Dans un contexte marqué par une forte revalorisation du métal jaune, le prix du gramme d’or a progressé d’environ 60 % en un an, passant d’un peu plus de 80 euros début 2025 à environ 130 euros début 2026.

Cette revalorisation rapide du métal jaune peut être contrastée dans les usages quotidiens de l’or, qui continue de circuler dans la sphère intime. Offert dans un cadre amoureux, parfois récupéré après une rupture, revendu ou mobilisé pour faire face à un besoin d’argent, il oscille entre attachement personnel et usage économique, sans toujours être clairement identifié comme un actif.

C’est précisément ce décalage que documente cette enquête réalisée par l’institut Flashs pour le courtier Ymanci. Menée auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 Françaises et de Français, elle explore la place du bijou en or dans les relations amoureuses, la manière dont il est perçu sur le plan économique et les usages concrets qui peuvent en être faits, au-delà du seul geste d’offrir.

Saint-Valentin : 8 Français(es) sur 10 jouent le jeu

À l’occasion de la Saint-Valentin, l’échange de cadeaux reste une pratique très répandue. 80 % des Français déclarent offrir au moins occasionnellement un présent à leur partenaire, dont près de la moitié de manière systématique. Cette habitude apparaît toutefois plus marquée chez les hommes que chez les femmes, avec un écart de 11 points (86 % contre 75 %). Elle varie également selon l’âge : plus de 9 jeunes sur 10 parmi les 18-24 ans déclarent offrir un cadeau, contre environ deux tiers chez les 65 ans et plus, traduisant un attachement au rituel qui s’atténue progressivement au fil des générations.

L’or, un cadeau qui a de la valeur…

Si l’échange de cadeaux est largement ancré dans les pratiques amoureuses, le bijou en or occupe une place particulière. 72 % des Français en couple ou l’ayant déjà été déclarent en avoir offert au moins une fois à leur partenaire, dont près de la moitié (46 %) à plusieurs reprises. Cette pratique se distingue toutefois par un fort clivage de genre : 86 % des hommes indiquent avoir déjà offert un bijou en or, contre 60 % des femmes, soit un écart de 26 points.

Au-delà de la dimension symbolique, la valeur financière du bijou entre également en ligne de compte pour une part importante des acheteurs. Un Français sur deux déclare que la possibilité de revente a pesé dans la balance au moment de l’achat, une considération très marquée chez les plus jeunes, où elle concerne plus de 7 personnes sur 10 parmi les 18-24 ans, contre un tiers chez les 65 ans et plus.

… au point de pouvoir être repris

Si le bijou en or s’inscrit d’abord dans une logique de don, la rupture amoureuse peut en redéfinir le statut. Un quart des personnes ayant déjà offert un bijou en or déclarent pouvoir envisager de le récupérer en cas de séparation, dont 8 % indiquent l’avoir déjà fait par le passé. Cette perspective est particulièrement marquée chez les plus jeunes : 49 % des moins de 34 ans déclarent qu’ils pourraient, ou ont déjà, récupéré un bijou offert, mettant en lumière une approche plus conditionnelle du cadeau amoureux selon l’âge.

Un actif largement ignoré

Logiquement, les femmes apparaissent comme les principales détentrices de bijoux en or, en cohérence avec le fait que les hommes déclarent plus souvent en offrir dans le cadre des relations amoureuses. 76 % des femmes déclarent en posséder encore aujourd’hui, contre 55 % des hommes, confirmant une détention largement féminine.

Pourtant, cet or largement présent dans les foyers est rarement appréhendé sous un angle économique. Seuls 10 % des détenteurs de bijoux en or leur attribuent une valeur financière ou patrimoniale, alors même que le métal jaune occupe une place croissante dans l’actualité économique. Cette lecture reste encore plus marginale chez les femmes, pourtant majoritaires parmi les détenteurs, puisque seulement 7 % d’entre elles déclarent attribuer à leurs bijoux cette dimension économique.

Des estimations loin du compte

Cette faible lecture économique des bijoux en or se retrouve dans la connaissance très approximative de leur valeur. Interrogés sur le prix actuel du gramme d’or pur (24 carats), près de 7 personnes sur 10 en sous-estiment le montant (68 %), alors même qu’il se situait entre 130 et 135 euros au moment de l’enquête. À l’inverse, environ 3 personnes sur 10 l’estiment au-dessus de son prix réel (27 %). Seuls 5 % des répondants avancent une estimation proche de la réalité, confirmant une perception largement décalée du prix de l’or.

Le prix du gramme d’or est très mal maîtrisé. Seuls 5 % des Français le positionnent dans la bonne tranche. Ce qui frappe le plus, ce sont les écarts extrêmes : 36 % estiment son prix en dessous de 50 euros, tandis que 15 % le situent au-delà de 300 euros. Un décalage d’autant plus surprenant que l’or figure, avec l’immobilier, parmi les valeurs refuges préférées des Français.

Hugues ROLLAND DU ROSCOÄT, Directeur Marketing et Communication, Ymanci.

Le bijou en or comme levier financier

Au-delà de sa dimension symbolique et de la perception limitée de sa valeur économique, le bijou en or constitue aussi une ressource mobilisable. 39 % des Français possédant ou ayant déjà possédé des bijoux en or déclarent les avoir utilisés pour obtenir de l’argent, le plus souvent par une revente définitive (27 %), plus rarement par une mobilisation temporaire (9 %), et dans 3 % des cas par les deux modalités.

Sans surprise, ce recours est plus fréquent chez les ménages aux revenus modestes, avec 47 % des personnes percevant moins de 1 300 euros net mensuels concernées. Il reste néanmoins présent chez les ménages aux revenus plus élevés, puisque 34 % de ceux disposant de plus de 2 500 euros par mois déclarent également avoir mobilisé un bijou en or.

Et lorsque le bijou utilisé a été reçu en cadeau, ces prises de décision (revente définitive, mobilisation temporaire) se font le plus souvent dans la discrétion : 53 % des personnes concernées indiquent ne pas en avoir parlé à la personne qui le leur avait offert, illustrant un certain décalage entre le geste symbolique du cadeau et l’usage financier qui peut en être fait.

Près de 4 Français sur 10 ont déjà mobilisé un bijou en or pour obtenir de l’argent. Ce chiffre est significatif et atteint un Français sur deux parmi les ménages les plus modestes. Si on creuse davantage, le prêt sur gage apparaît par ailleurs comme une solution de plus en plus utilisée par les jeunes générations : un jeune sur cinq de moins de 25 ans y a déjà eu recours, contre seulement 3 % chez les 65 ans et plus

Hugues ROLLAND DU ROSCOÄT, Directeur Marketing et Communication, Ymanci.

Un recours d’abord lié à la trésorerie

Lorsqu’ils mobilisent un bijou en or pour obtenir de l’argent, les Français évoquent avant tout des situations liées à la gestion de leur trésorerie. Cette utilisation intervient aussi bien pour faire face à une difficulté financière ou à un imprévu (34 %) que pour répondre à un besoin ponctuel sans difficulté particulière (25 %). Elle peut aussi répondre à la volonté de ne pas solliciter l’entourage (21 %) ou de se passer d’un crédit bancaire classique (14 %). Parallèlement, 34 % déclarent avoir mobilisé un bijou en or par simple opportunité de vente, indépendamment d’une contrainte immédiate.

Si ces situations sont plus souvent évoquées par les ménages aux revenus modestes (42 % parmi ceux percevant moins de 1 300 euros mensuels), elles ne sont pas l’apanage de ces derniers. Elles concernent également les niveaux de revenu plus élevés, puisque 24 % des personnes disposant de plus de 2 500 euros par mois déclarent avoir mobilisé un bijou en or pour faire face à une difficulté financière ou à un imprévu.

 

Méthodologie

Enquête réalisée par FLASHS pour Ymanci du 21 au 23 janvier 2026 par questionnaire autoadministré en ligne auprès d’un panel de 2 000 Français et Françaises âgé(e)s de 18 ans et plus, représentatif de la population française.

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Comment citer cet article :

FLASHS pour Ymanci.fr (2026).
Le bijou en or, entre symbole intime et usage économique.
Ymanci. Disponible sur : https://ymanci.fr/etude-statistique-ymanci-les-bijoux-en-or-symbole-intime-et-usage-economique/

Publié par :
Christophe Bernard - Responsable éditorial
Ymanci, une marque du groupe PREMISTA