Bourses, prêts, jobs étudiants, etc. : les solutions pour financer des études en 2026

Florence Carpentier journaliste de la presse écrite
Publié le , mis à jour le par Florence Carpentier - Journaliste de la presse écrite

Alors que le salon de l’Étudiant de Paris se tiendra les 30 et 31 janvier et le 1e février 2026, à la porte de Versailles, la rédaction revient sur les frais de scolarité d’un étudiant, mais surtout sur les solutions pour les financer. Ce salon est un lieu incontournable pour les étudiants puisqu’il permet de s’informer sur :

  • Les études courtes, longues, professionnelles, généralistes.
  • Le type de formations initiales ou en alternance.
  • Les différentes structures comme l’université, les grandes écoles de commerce ou encore d’ingénieurs.

Il est également l’occasion d’échanger sur les débouchés, les conditions d’admission, les programmes, les stages, la vie étudiante et bien évidemment le financement.

Le financement des études dans certaines écoles supérieures s’élève à plusieurs milliers d’euros compte tenu des frais d’inscription, mais aussi des frais annexes qui englobent le logement si votre enfant intègre une école dans une autre région que la sienne, les transports, l’alimentaire, l’habillement, l’ordinateur portable, et la liste n’est pas exhaustive.

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À combien s’élèvent les frais de scolarité pour un étudiant ?

Faire des études en France coûte de plus en plus cher. D’après la dernière enquête du syndicat Union nationale des étudiants de France, sortie en août 2025, le budget pour un étudiant était en hausse de +4,12 %, soit 807 € supplémentaires à verser en 2025 par rapport à 2024. Le même constat s’opère pour la Fédération des associations générales étudiantes (Fage). Dans son baromètre du 3 septembre dernier, elle a constaté une hausse de 2 % de l’ensemble des frais fixes liés à la vie étudiante.

Le logement est le premier poste de dépense des étudiants

Les étudiants, logés dans le parc privé, ont vu leurs loyers augmenter de 2,75 %, soit un coût moyen de 609,60 €. À la rentrée 2025, les locations les plus chères se situaient en Île-de-France : 857 € par mois. Ce n’est pas vraiment une surprise. Quant aux logements proposés par le CROUS, la hausse culminait à +3,26 % et les loyers atteignaient 421,97 €.

Deux autres postes de dépenses ne sont pas en reste

Il s’agit des transports en commun et de l’enseignement supérieur. Voyez par vous-même. La taxe imposée en 2018 aux étudiants, à savoir la contribution vie étudiante et de campus (CVEC), est passée de 90 à 105 € en huit ans.

Les frais d’inscription dans les universités sont en hausse

Ils ont également progressé de 37,67 % entre 2017 et 2025. Les droits d’inscription pour entrer en licence s’élevaient à 178 €. Ceux pour intégrer un master étaient à 254 € pour la rentrée 2025.

Les frais de scolarité appliqués aux écoles privées ont aussi augmenté

Les frais de scolarité ont augmenté de 68 % entre 2008 et 2018. Selon l’Unef, ils atteignaient 11 542 € en moyenne par an. En résumé, le coût de la vie d’un étudiant dans le public était de 1 226 € de charges par mois, en 2025. En revanche, il dépassait les 2 170 € dans le privé. Enfin, la Fage estimait à 3 227 € le prix pour la rentrée 2025 pour les étudiants non-boursiers.

Ces augmentations sont dues notamment à la hausse des loyers, des transports, mais aussi des frais obligatoires pour s’inscrire dans une université.

Quelles sont les solutions pour financer les études en 2026 ?

L’étudiant peut miser sur la chance en jouant au loto ? Cependant, les chances de décrocher le jackpot sont infimes : une chance sur près de 20 millions selon des mathématiciens. Sinon, il peut se tourner vers une, voire plusieurs de ces solutions.

L’alternance

Tous les cursus et les parcours de formation ne proposent pas cette solution de financement. Rappelons que l’alternance permet d’étudier et d’être rémunéré en même temps. L’alternant de l’enseignement supérieur ne verse aucuns frais de formation liés à sa scolarité. Cette charge incombe à l’employeur. En plus, il peut bénéficier de plusieurs avantages mis en place par la société : les congés, les tickets-restaurant, les frais de transport, etc.

Le job étudiant

Cette solution est à double tranchant pour l’étudiant. Surtout si ce dernier n’est pas organisé, méticuleux. Il doit effectivement trouver un équilibre entre sa vie estudiantine et son activité professionnelle. S’il y parvient, cette expérience peut s’avérer gratifiante puisqu’il aura réussi à financer une partie ou la totalité de ses études supérieures grâce à son opiniâtreté.

Le stage en entreprise

Attention, ils ne sont pas tous rémunérés. En revanche, si ce stage est payé, le salaire minimum fixé par la loi est d’environ 546 € par mois complet travaillé. La rémunération minimum légale est de 3,90 € par heure si l’étudiant travaille 35 heures et quatre semaines consécutives. Contrairement à un job étudiant, le stage n’offre pas le statut de salarié, mais de stagiaire. Ses missions doivent être fixées par une convention de stage.

Une bourse

Cette solution est destinée aux étudiants de moins de 28 ans. Les bourses sont généralement calculées en se basant sur certains paramètres, à savoir les revenus des parents, la composition du foyer (nombre d’enfants scolarisés), la distance géographique par rapport au logement. Le montant de la bourse, appelée bourse d’enseignement supérieur ou bourse sur critères sociaux (BCS), est compris entre 145,42 € et 633,50 € par mois pour l’année universitaire 2025/2026.

L’aide au mérite

Le montant de ce complément, versé aux boursiers BCS ayant obtenu la mention « très bien » au baccalauréat, est de 900 euros pour 2026. Cette aide est versée en neuf mensualités, soit 100 € par mois.

L’allocation spécifique annuelle pour un étudiant en difficulté

Cette allocation est réservée aux jeunes qui ne peuvent pas bénéficier du soutien matériel de leurs parents et qui n’ont pas obtenu la bourse sur critères sociaux (BCS). Les bénéficiaires de cette allocation n’ont pas à payer les droits d’inscription. Son montant correspond à l’un des échelons de la BCS. Cumulable avec une aide à la mobilité internationale, une aide au mérite et une aide spécifique ponctuelle, elle est versée pendant toute l’année universitaire, soit dix mois.

Les bourses Talents

Elles sont destinées aux étudiants qui sont les plus méritants et qui préparent un concours d’entrée dans la fonction publique. Son montant est de 4 000 € et elle est versée en deux fois : 2 000 € entre la rentrée scolaire et la fin du mois de novembre et 2 000 € entre mars et mai. Elle est cumulable avec la bourse sur critères sociaux.

L’aide à la restauration

Les étudiants, qui n’ont pas à leur disposition un restaurant Crous ou conventionné, peuvent obtenir une carte prépayée dématérialisée. Tous les mois, le montant est de 40 € pour les boursiers et de 20 € pour les non-boursiers. Quelle que soit la situation, elle est majorée de 10 euros en Guadeloupe, en Guyane, à Mayotte, en Martinique et à La Réunion. Cette carte est acceptée dans des commerces d’alimentation.

L’étudiant n’a aucune démarche à faire. Il recevra une décision d’attribution. Une question ? Le Crous peut y répondre : 09 72 59 65 65.

L’aide à la mobilité Parcoursup

D’un montant de 500 €, elle est réservée aux lycéens boursiers qui changent d’académie en entrant dans l’enseignement supérieur. Elle est versée en une seule fois en septembre. Elle peut être cumulée avec une bourse sur critères sociaux, une allocation annuelle ou ponctuelle, une aide à la mobilité internationale et une aide au mérite. Pour en bénéficier, l’étudiant doit se rendre sur le site Aide à la mobilité Parcoursup.

L’aide à la mobilité master

D’un montant de 1 000 euros, elle revient aux étudiants boursiers ou aux bénéficiaires de l’allocation annuelle spécifique, aux titulaires d’une licence et inscrits en master (M1) dans une autre région que celle où ils ont débuté leur cursus. Elle est versée en une fois à partir de septembre.

Le passeport mobilité études

Cette aide est destinée aux étudiants boursiers ou aux non-boursiers de moins de 26 ans habitant en outre-mer et contraints de poursuivre leurs études en métropole ou dans un autre territoire outre-mer, en raison de l’absence ou de la saturation du cursus près de leur lieu de résidence.

La bourse Erasmus +

Elle est attribuée aux étudiants qui viennent effectuer une partie de leurs études en Europe dans le cadre d’un échange inter-établissements. Pour obtenir des informations, il faut s’adresser au service des relations internationales de son établissement. Cette bourse est cumulable avec la BCS.

L’aide à la mobilité internationale

D’un montant de 400 € par mois, ce complément est attribué aux étudiants BCS ou bénéficiant d’une aide spécifique annuelle pour des séjours d’études à l’étranger compris entre un et dix mois consécutifs. Là aussi, il faut s’adresser au service des relations internationales de son établissement. Versée par l’établissement, cette aide peut être associée à l’aide au mérite.

L’aide spécifique et ponctuelle

Elle revient aux étudiants qui doivent faire face à des problématiques ou à des événements graves qui surviennent en cours d’année universitaire. Pour en bénéficier, il faut notamment être en situation d’autonomie ou en rupture familiale. La décision est prise par le CROUS.

Le prêt étudiant garanti par l’État (PEGE)

Ce prêt sans garant peut être une alternative si l’étudiant, inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur, a besoin d’une somme plus conséquente. Dans ce cas de figure, l’État se porte garant sans conditions de ressources, sans caution, si le montant est limité à 20 000 €. Par conséquent, le prêteur ne réclamera aucune caution ou aucun garant. Pour cette méthode, il faut savoir que les écoles sont souvent en partenariat avec des organismes prêteurs et que les taux sont plutôt bas.

Le prêt personnel classique

Il s’agit d’un crédit à la consommation qui sert à financer les études supérieures. Il est accordé sans exigence de garantie et sans aucune caution. Son remboursement peut être différé jusqu’à la fin des études. Et le taux d’intérêt ? Il est difficile de le définir puisqu’il varie en fonction de la banque et des conditions du marché.

Le prêt étudiant à taux zéro

Certains établissements bancaires le proposent. Ce type de prêt permet d’emprunter sans verser aucun intérêt pendant la durée du crédit. Cette aide financière, accordée sous certaines conditions, est précieuse puisqu’elle permet de couvrir certains frais liés aux études.

Le prêt étudiant social

Certains établissements financiers le proposent aux étudiants issus de familles à revenus modestes. Ils bénéficient de conditions de financement plus souples : un taux d’intérêt préférentiel, des modalités de remboursement adaptées. Ils sont attribués en partenariat avec des organismes publics.

Le prêt étudiant pour l’international

Les conditions de cette aide, proposée par certains prêteurs, sont assez similaires aux prêts étudiants dits classiques. Ils prennent en compte les besoins spécifiques des étudiants internationaux comme les frais de scolarité, le logement, la gestion des devises étrangères ou encore les frais nécessaires pour le voyage.

Les crédits à la consommation comme le prêt affecté ou non affecté

S’il est affecté, son usage ne servira qu’à financer les frais liés aux études. S’il choisit cette solution, il devra fournir une caution provenant en règle générale des parents. S’il n’est pas affecté, cet emprunt, qui peut être au nom de l’étudiant, mais aussi des parents, offre plus de liberté quant à son utilisation. Les taux d’intérêt sont, en revanche, moins intéressants que pour les prêts étudiants affectés. Quant au remboursement, il prend effet dès que l’emprunteur l’a contracté.

Le rachat de crédits, aussi appelé regroupement de prêts

Ce montage financier peut même s’avérer une solution intéressante pour des foyers qui veulent financer les études de leurs progénitures, mais qui ont déjà des crédits à la consommation et/ou un prêt immobilier, voire des dettes fiscales. Le rachat de crédits pour financer les études d’un enfant permet de les regrouper totalement ou partiellement en un seul emprunt et de bénéficier d’un taux d’intérêt unique. Résultat, les mensualités de crédit peuvent mieux s’adapter à la capacité de remboursement de l’emprunteur. Il est également possible à cette occasion de demander une trésorerie supplémentaire pour financer en un seul paiement des droits d’inscription dans une école.

Bon à savoir

Les conseils régionaux

Ils attribuent des bourses aux étudiants inscrits dans les formations sanitaires, sociales ou paramédicales. L’étudiant doit se renseigner auprès des établissements de formation. La demande est gérée par la région. Certaines communes ont mis en place le revenu minimum étudiant (RME). Pour obtenir des informations, les intéressés doivent s’adresser à leur collectivité.

Un produit d’épargne réglementé

Grâce à un plan épargne logement (PEL), une assurance sur la vie ou encore un livret d’épargne, les parents, qui ont réussi à épargner, peuvent financer les études supérieures de leur enfant.

Le crowdlending et le crowdfunding

Il s’agit de cagnottes ou de financement participatif. Cette pratique permet à plusieurs personnes de contribuer financièrement à un projet. Dans ce cas précis, un projet d’études.

  • Le crowdlending permet à l’étudiant de présenter son projet d’études à des potentiels prêteurs. Si son projet est financé, il devra signer un contrat valable sur le plan légal national. Cette pratique peut s’avérer une bonne alternative au prêt bancaire. Comme pour le prêt bancaire, il faut toutefois se renseigner sur le taux de remboursement, les conditions, sans oublier de lire le contrat, même les petites lignes.
  • Le crowdfunding est un financement participatif. Il est différent du crowdlending puisqu’il n’y a pas de remboursement. Il s’agit d’un don.

D’autres salons et journées portes ouvertes dédiés aux étudiants auront lieu ces prochains mois dans plusieurs villes françaises.

Ce qu'il faut retenir

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