Chien/chat : l’imagerie vétérinaire de pointe et ses tarifs

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Florence Carpentier journaliste de la presse écrite
Publié le , mis à jour le
par Florence Carpentier - Journaliste de la presse écrite
Article supervisé par Vincent Bord

Les chiens et les chats peuvent aujourd’hui bénéficier de soins toujours plus sophistiqués. Parmi les avancées majeures de la médecine vétérinaire figure l’imagerie de pointe. Ce secteur en plein développement permet d’accéder à des technologies qui n’étaient réservées qu’à l’être humain, il y a encore peu. Quel est le coût de ces technologies qui révolutionnent le secteur de l’imagerie vétérinaire ? Quels sont ces examens qui permettent d’établir des diagnostics de plus en plus précis, notamment en neurologie, en orthopédie ou en oncologie ?

Combien coûte l’imagerie vétérinaire pour un chien ou un chat ?

L’accès à ces technologies améliore la qualité et la rapidité des diagnostics vétérinaires. Mais le progrès a un coût, qui peut alourdir un budget. En effet, ces équipements sont onéreux à l’achat, à l’entretien et à l’exploitation, contribuant directement à l’augmentation des dépenses vétérinaires. Et contrairement à la médecine humaine, les propriétaires d’animaux domestiques ne peuvent pas compter sur la Sécurité sociale pour prendre en charge les examens vétérinaires. Par conséquent, chaque examen d’imagerie vétérinaire sera intégralement payé par son maître. Comme pour tous les examens médicaux, aussi bien humains qu’animaliers, le tarif va grimper selon :

  • L’établissement vétérinaire choisi.
  • La technologie employée.
  • La zone anatomique explorée chez l’animal.
  • La complexité de l’examen.
  • Le recours à un produit de contraste injecté par voie intraveineuse pour améliorer la visibilité de certains organes et vaisseaux sanguins.

Cet échantillon de prix purement indicatifs de l’imagerie vétérinaire sera peut-être une bonne raison d’assurer son chat ou son chien ?

Examen pratiqué Tarifs pour les chiens et chats en mai 2026 Type d’établissement
Scanner 748 € Centre hospitalier vétérinaire (CHV) Pommery
Scanner 550 € Centre hospitalier universitaire vétérinaire (CHUV) Oniris
Imagerie par résonance magnétique (IRM) 1 200 € Centre hospitalier vétérinaire (CHV) Pommery
Radiographie (1er cliché) 50 € et 79 € avec un tarif moyen de

64,50 €

 

Clinique de quartier
Échographie abdominale 20 € à 70 € avec un tarif moyen de 45 €

 

Clinique spécialisée

Le tarif comprend souvent la consultation préalable, l’anesthésie générale, l’acte d’imagerie et l’administration du produit de contraste si nécessaire. Pour anticiper les frais liés à ces examens et bénéficier d’une couverture adaptée aux besoins de votre compagnon à quatre pattes, il est peut-être judicieux de faire appel à un courtier spécialisé en assurance animale qui vous aidera à comparer les garanties et à identifier la formule la plus adaptée à votre budget et aux besoins de votre compagnon à quatre pattes.

Bon à savoir

Après avoir abordé le coût, il convient d’énumérer les techniques d’imagerie disponibles pour les chiens et les chats qui sont considérés comme des membres à part entière de la famille. Comme vous pourrez le lire, chacune répond à des besoins spécifiques. Quels sont les principaux examens d’imagerie réalisés en médecine vétérinaire.

Le scanner, un examen devenu incontournable

La tomodensitométrie, appelée scanner dans le langage courant, produit des images en coupe très détaillées et des reconstructions en trois dimensions (3D). Réalisé sous anesthésie générale, cet examen permet de détecter rapidement de nombreuses pathologies :

  • Les fractures et les luxations complexes.
  • Les troubles neurologiques.
  • Les maladies respiratoires persistantes.
  • Les lésions consécutives à une chute ou à un accident.
  • Les malformations vasculaires et cardiaques.
  • Certaines tumeurs, notamment nasales, beaucoup plus fréquentes chez les chats que chez les chiens.

Il facilite également la mise en place accélérée d’un traitement thérapeutique. Chez les félins et les canidés, le vétérinaire peut recourir au scanner en présence des signes cliniques suivants : des éternuements fréquents, un écoulement nasal persistant, des convulsions, des troubles de l’équilibre, une boiterie, un essoufflement, une toux persistante ou une suspicion de tumeur.

L’imagerie par résonance magnétique (IRM), utile pour obtenir un diagnostic précoce

Particulièrement performante pour les tissus mous, elle détecte les lésions même subtiles, permettant d’obtenir un diagnostic précoce. Grâce à l’IRM, les vétérinaires peuvent explorer le cerveau, les atteintes de la moelle épinière, les pathologies ligamentaires et musculaires, puis les tissus mous tels que les organes internes (abdomen, thorax, etc.) ou les vaisseaux sanguins. L’IRM est efficace pour diagnostiquer les hernies discales, les tumeurs neurologiques ou certaines maladies inflammatoires chez le chien et le chat.

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L’échographie : visualiser les organes en temps réel

Chez les chiens et les chats, cette technique d’imagerie médicale permet de visualiser en temps réel de nombreux organes et de révéler des anomalies parfois invisibles à la radiographie. Cette technologie, étant parmi les plus avancées et totalement indolore, est utile pour :

  • Examiner le foie, les reins, la vessie, les intestins ou encore l’appareil reproducteur.
  • Évaluer la structure et le fonctionnement du cœur.
  • Suivre la gestation et compter les fœtus.
  • Identifier précocement les tumeurs, les abcès ou les kystes.
  • Permettre de prélever des échantillons (biopsies) avec précision.

La radiographie : un examen courant, rapide et accessible

Cet examen permet, entre autres, de diagnostiquer avec précision :

  • Des pathologies thoraciques : poumons, cœur ou gros vaisseaux.
  • Des anomalies abdominales : elle évalue les organes comme l’estomac, les intestins ou la vessie pour y détecter des corps étrangers, des calculs ou d’autres troubles.
  • Les fractures ou encore les luxations.
  • Les signes d’arthrose.
  • La gestation chez les chiennes et les chattes.

La scintigraphie : détecter des maladies parfois invisibles

Elle repose sur l’administration de faibles quantités de traceurs radioactifs. Chez les chiens, elle est utile pour dépister des cancers de la thyroïde, pour explorer la dissémination des cellules cancéreuses et pour analyser l’activité osseuse afin de déterminer si une lésion est bénigne ou maligne. Chez les chats, la scintigraphie est surtout utilisée pour diagnostiquer l’hyperthyroïdie ou encore différencier un nodule bénin d’un nodule cancéreux.

La fluoroscopie : l’imagerie dynamique en temps réel

Cet examen, plus communément appelé radioscopie, est rapide et indolore. Il offre des possibilités thérapeutiques pour le chien et le chat en :

  • Cardiologie pour gérer notamment les arythmies cardiaques par la pose d’un pacemaker.
  • Pneumologie pour traiter, entre autres, le collapsus trachéal chez le chien, souvent de petite race, et les maladies respiratoires chroniques et progressives.
  • Gastro-entérologie pour explorer les troubles de la déglutition.
  • Urologie pour traiter des urétérolithiases, par exemple chez le chat.
  • Ostéo-articulaire pour soigner des fractures épiphysaires fréquentes chez un chien en pleine croissance.

Bon à savoir

L’imagerie vétérinaire adaptée à chaque animal

L’imagerie vétérinaire rassemble donc des techniques permettant de visualiser l’intérieur du corps de l’animal, puis de détecter plus rapidement une maladie ou une blessure. Ces examens d’imagerie sont adaptés en fonction de la race de votre chien ou de votre chat, de sa morphologie (poids, taille, corpulence) ainsi que de la partie anatomique étudiée. Un chat de 4 kilos ne bénéficiera pas du même protocole qu’un chien de plus de 70 kilos. Un chien ou un chat peut être placé sous anesthésie générale ou sédation, selon l’examen réalisé. Est-ce vraiment nécessaire ? Oui, car le vétérinaire veut éviter tout mouvement qui rendrait les images inutilisables.

Ce qu'il faut retenir

Vincent Bord
Article supervisé par Vincent Bord
Directeur des Assurances
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Article écrit par Florence Carpentier LinkedIn

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