Consultations médicales : les nouveaux tarifs pour 2026
Depuis le 1er janvier 2026, certaines consultations médicales en France sont plus coûteuses pour les patients. Pour l’Assurance maladie, ces revalorisations sont nécessaires puisqu’elles visent à :
Mieux accompagner les patients là où les besoins sont les plus forts.
Ces hausses concernent certains spécialistes qui ont comme patients des enfants, des jeunes, des femmes, mais également des personnes âgées. Ces hausses des tarifs seront prises en charge par l’Assurance maladie et la complémentaire santé, aussi appelée mutuelle santé.
Cette revalorisation des tarifs de base ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe. Elle est prévue par la convention signée en juin 2025 par les syndicats des médecins libéraux et l’Assurance maladie.
Ymancipez vos projets en 1 clic
Changez de mutuelle santé
et trouvez celle qui vous correspond vraiment.
Quels sont les spécialistes touchés par la hausse des tarifs ?
Alors que le tarif d’une consultation classique chez un médecin traitant (30 €) ou chez un cardiologue (52,50 €) n’a pas bougé par rapport à 2025, d’autres spécialistes ont connu des hausses notables. Il faut signaler que les tarifs annoncés ci-après ne concernent que les médecins exerçant en secteur 1 puis ceux en secteur 2 ayant contracté l’option de pratique tarifaire maîtrisée, connue sous l’acronyme Optam. Découvrons-les ensemble.
Un gynécologue
Le tarif d’un examen classique pratiqué par un gynécologue est passé à 40 €. Pour une femme de 45 à 65 ans, une consultation médicale longue dédiée à la ménopause a vu le jour. La prise en charge par l’Assurance maladie est obligatoire. En revanche, elle ne donne lieu à aucun dépassement d’honoraires. Cette consultation sert à informer les femmes sur cette étape de leur vie, à dépister les facteurs de risques et à proposer des prises en charge adaptées.
Un pédiatre
Pour un enfant de moins de deux ans, le prix d’une consultation et des examens obligatoires monte à 40 € au lieu de 39 € en 2025. D’autres examens obligatoires planifiés entre la naissance et deux ans passent à 50 €, soit cinq euros supplémentaires.
Une consultation de recours au pédiatre, à hauteur de 60 €, vise les situations nécessitant un avis spécialisé selon l’Assurance maladie. Sur un adressage de la PMI, de la médecine scolaire ou de certains professionnels paramédicaux, cette consultation doit favoriser un accès plus rapide à une expertise pédiatrique renforcée.
Un psychiatre, un neuropsychiatre et un pédopsychiatre
Le tarif d’une consultation coordonnée de référence, qui s’inscrit dans le parcours des soins coordonnés, pour les patients de plus de 25 ans s’affiche à 57 euros. Le coût d’une consultation en pédopsychiatrie progresse de 12 à 18 € et porte ainsi le montant à 75 €.
Le saviez-vous ? Dans le parcours des soins coordonnés, les patients âgés de 16 à 25 ans peuvent consulter directement ces spécialistes, sans être orienté préalablement par leur médecin traitant. Outre un psychiatre ou un neuropsychiatre, d’autres médecins sont dans ce cas de figure :
- Un gynécologue pour les examens cliniques gynécologiques périodiques, y compris les actes de dépistage, la prescription et le suivi d’une contraception, le suivi d’une grossesse, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse.
- Un ophtalmologue pour la prescription et le renouvellement de lunettes, les actes de dépistage et de suivi du glaucome.
- Un stomatologue sauf pour les interventions chirurgicales lourdes.
Un neurologue
La consultation classique est désormais à 57 euros, soit deux euros de plus qu’en 2024.
Un endocrinologue
Le tarif pour une consultation complexe est désormais de 62 euros. Cet examen médical permet d’améliorer le suivi des maladies chroniques comme le diabète ou les troubles hormonaux.
Un gériatre
Un rendez-vous dans un service de gériatrie, spécialisé dans l’étude et dans le traitement des maladies liées au vieillissement, est passé à 42 €, soit cinq euros de plus.
Il faut également noter qu’une consultation longue, facturée 60 €, fait son apparition pour les patients ayant plus de 80 ans. Cette visite médicale, où les dépassements d’honoraires ne sont pas possibles, concerne :
- Le retour à domicile après une hospitalisation.
- L’ouverture d’un dossier d’aide à domicile.
- La révision des traitements pour les patients qui souffrent de pathologies chroniques et qui suivent plusieurs traitements.
Cette consultation pourra être réalisée une fois par an.
Bon à savoir
De même que les autres rendez-vous médicaux, cette consultation longue sera prise en charge à 70 % par l’Assurance maladie et à 30 % par la mutuelle santé.
Un dermatologue
La consultation pour un dépistage de mélanome est passée à 60 euros. Oui six euros en plus pour le patient.
Les spécialistes de médecine physique et de réadaptation
Le coût d’une consultation de rééducation est revalorisé à 40 €, soit quatre euros supplémentaires.
Les téléconsultations
Le tarif de la téléconsultation des médecins généralistes reste à 25 €. Quels sont les autres tarifs ?
- Les spécialistes hors Optam : 23 €.
- Les spécialistes Optam outre la psychiatrie, la neurologie, la pédiatrie et la gynécologie médicale : 30 €.
- La psychiatrie hors Optam : 42,50 €.
- La psychiatrie Optam : 50,20 €.
- La gynécologie hors Optam : 23 €.
- La gynécologie Optam : 32 €.
Bon à savoir
L’option de pratique tarifaire maîtrisée (Optam) est un dispositif qui sert à encadrer les dépassements d’honoraires pratiqués par certains professionnels de la santé.
Hausse des tarifs chez les praticiens : et le reste à charge dans tout ça ?
En France, il est conseillé de souscrire une complémentaire santé pour réduire le montant des dépenses de santé surtout en période d’augmentation des tarifs.
Exemple d’une consultation chez un médecin traitant exerçant en secteur 1
Si le montant de la consultation est de 30 euros, l’Assurance maladie va rembourser 19 €, soit 70 % du montant du tarif de base. Les deux euros de participation forfaitaire à la charge du patient sont automatiquement déduits du remboursement. Après les 19 euros payés par l’Assurance maladie et les 2 euros de participation forfaitaire, la part des dépenses restant à la charge du client est donc de neuf euros. Il s’agit du ticket modérateur.
Ce reste à charge pour le patient après l’intervention de l’Assurance maladie est remboursé partiellement ou totalement par la complémentaire santé.
Bon à savoir
Depuis le 15 mai 2024, la participation forfaitaire est passée d’un à deux euros.
Hausse des tarifs : nos courtiers peuvent vous aider à faire des économies
La hausse des prix aura une incidence sur les prix des mutuelles dédiées à la santé. En tant qu’assuré social, il est important de prendre les devants. Comment ? En comparant les offres sur le marché de la mutuelle concurrentiel, en ajustant vos garanties, en procédant à la réévaluation de votre contrat. Il faut savoir qu’une analyse régulière permet d’anticiper ces augmentations et de réaliser bien évidemment des économies.
La mutuelle prend en charge une partie ou l’intégralité des frais de santé : les consultations médicales, les soins dentaires, auditifs, optiques, etc. Si vous n’avez pas encore de complémentaire santé, si vous ne voulez plus payer des sommes trop importantes lors d’une visite chez un professionnel de la santé, il est peut-être temps de comparer les devis et de vous adresser à nos courtiers Ymanci Mutuelle Santé. Nos professionnels seront à même de sélectionner parmi 700 formules, celle qui sera la plus intéressante pour les besoins et le budget d’un assuré.
Ce qu'il faut retenir
- Les tarifs des consultations de plusieurs spécialistes ont progressé entre 1 et 6 euros le 1er janvier 2026.
- Les hausses touchent les spécialistes suivants : les pédiatres, les psychiatres, les pédopsychiatres, les gériatres, les gynécologues, les dermatologues, les endocrinologues ou encore les neurologues.
- Cette hausse s’inscrit dans la revalorisation prévue par la convention médicale 2024-2029. Elle doit permettre de mieux rémunérer les spécialités prioritaires, à savoir la santé des enfants, les troubles psychiques ou les personnes âgées de plus de 80 ans.
Le budget des ménages et le prix de la santé : ce qui a changé :