Étude statistique : pourquoi certains jeunes adultes vivent encore chez leurs parents ?
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Vivre chez ses parents à 25, 30 ans ou plus ne signifie plus nécessairement être sans emploi ou sans projet d’avenir. En 2026, l’image du « Tanguy » popularisée par Étienne Chatiliez semble en décalage avec la réalité d’une partie des jeunes adultes. Beaucoup travaillent, participent aux dépenses du foyer et profitent de cette période de cohabitation pour épargner en vue de leur future indépendance.
Une double enquête* menée par l’institut FLASHS pour Ymanci auprès de 1 000 jeunes de 23 à 34 ans vivant ou ayant vécu chez leurs parents à l’âge adulte et de 1 000 parents hébergeant ou ayant hébergé un enfant adulte permet de mieux comprendre cette situation. Elle dessine le portrait d’une génération active, mais confrontée à des revenus et à des conditions d’accès au logement qui ne lui permettent pas toujours de prendre son indépendance aussi rapidement qu’elle le souhaiterait.
Derrière cette cohabitation prolongée se joue ainsi une réalité plus complexe qu’il n’y paraît : pour certains jeunes, rester chez leurs parents constitue moins un choix de confort qu’une étape permettant de préparer financièrement leur avenir. Une situation qui repose toutefois sur un équilibre familial et financier auquel les parents participent eux aussi.
Des jeunes actifs qui peinent à se loger seuls
Contrairement aux idées reçues, 74 % des jeunes adultes habitant encore chez leurs parents travaillent, dont près d’un sur deux (48 %) en CDI (contrat à durée indéterminée). Les personnes sans emploi, hors étudiants, ne représentent que 10 % de cette population.
Le principal frein semble donc moins être l’absence d’activité que le niveau de revenus. Près d’un quart des jeunes interrogés perçoivent entre 901 et 1 300 euros nets par mois et 28 % entre 1 301 et 1 900 euros. Des revenus qui permettent de travailler et de vivre, mais qui ne suffisent pas toujours à franchir les obstacles du marché locatif ou immobilier.
La cohabitation devient alors une solution pour patienter, mais aussi pour préparer la suite.
Une cohabitation qui permet d’épargner
Loin d’être simplement « à charge » de leurs parents, ces jeunes participent majoritairement à la vie financière du foyer. 89 % contribuent aux dépenses, notamment en participant régulièrement aux courses ou aux factures pour 53 % d’entre eux.
Cette situation leur permet également de constituer une épargne. 62 % mettent plus de 200 euros de côté chaque mois. Et pour plus de la moitié de ceux qui épargnent (53 %), l’objectif est directement lié au logement : acheter leur résidence principale ou constituer un apport.
Le domicile familial devient ainsi, pour certains, une étape destinée à réunir les conditions financières nécessaires à leur future indépendance.
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Les parents aussi mettent la main à la poche
Cette solidarité familiale a toutefois un coût. 83 % des parents hébergeant ou ayant hébergé un enfant adulte déclarent voir ou avoir vu leurs dépenses quotidiennes augmenter.
Pour absorber ces dépenses supplémentaires, certains doivent réduire leur propre train de vie : 47 % ont notamment diminué leur budget consacré aux loisirs et aux vacances et 38 % ont puisé dans leur épargne. Pour 28 %, un projet personnel important a même été reporté. Dans 11 % des cas, les parents déclarent avoir eu recours à un prêt.
L’aide apportée ne se limite d’ailleurs pas à l’hébergement. 43 % des parents prennent en charge certaines dépenses courantes de leur enfant, tandis que 24 % lui versent une aide financière régulière.
Une solidarité familiale devenue un levier d’autonomie
Le « Tanguy » de 2026 apparaît donc sous un jour différent de celui véhiculé par la célèbre comédie d’Étienne Chatiliez. Il travaille, participe aux dépenses du foyer, épargne et, pour une partie d’entre eux, prépare déjà son futur achat immobilier.
Derrière cette cohabitation se dessine surtout une forme de solidarité familiale face aux difficultés d’accès au logement. Une solidarité qui permet aux jeunes de construire leur autonomie, mais qui peut aussi contraindre leurs parents à revoir leurs propres dépenses et leurs projets.
Ymanci : informer, accompagner et mieux comprendre les enjeux budgétaires
Mieux comprendre les habitudes, les attentes et les préoccupations des Français constitue un axe important de la démarche d’Ymanci. Les études réalisées par l’entreprise, comme celle consacrée aux jeunes adultes hébergés chez leurs parents, permettent d’identifier les problématiques rencontrées par les ménages en matière de finances personnelles et d’en tenir compte dans l’évolution de ses services.
Cette volonté d’accompagnement se traduit également par la mise à disposition, sur son site Internet, de ressources pratiques et pédagogiques destinées à aider chacun à mieux comprendre et à gérer son budget au quotidien.
S’informer pour mieux gérer son budget
Guides, articles pratiques, contenus explicatifs et décryptage de l’actualité vous permettent de mieux appréhender les différentes opérations financières, notamment le crédit immobilier. Ces ressources ont vocation à rendre plus accessibles des mécanismes parfois complexes et à donner aux lecteurs les clés nécessaires pour prendre des décisions éclairées.
Observer les comportements pour mieux répondre aux attentes
La compréhension des comportements financiers passe également par l’étude des habitudes de consommation. Ymanci mène ainsi différentes études en partenariat avec des instituts spécialisés, afin de mieux cerner les préoccupations et les pratiques des Français.
Parmi ces travaux figurent notamment une étude consacrée aux conséquences de l’inflation sur les habitudes alimentaires et le premier observatoire des travaux en France, réalisés avec l’agence FLASHS.
La recherche universitaire au service de la compréhension du surendettement
Cette démarche s’étend également au domaine de la recherche. Ymanci accompagne ainsi Julian Laynat dans le cadre de sa thèse de doctorat consacrée à la littératie financière du mal endetté. Ses travaux sont menés sous la supervision de Yamina Fourneyron, professeure à l’université de Lorraine, et de Credo Vovor-Dassu, directeur Recherche et Développement chez Premista.
L’objectif de cette recherche est de mieux comprendre les mécanismes susceptibles de conduire à une situation de mal endettement. À terme, les enseignements issus de ces travaux doivent contribuer à faire évoluer les solutions proposées par Ymanci et à renforcer leur adéquation avec les besoins des ménages.
* Enquête réalisée par FLASHS pour Ymanci du 6 au 8 juillet 2026 par questionnaire auto-administré en ligne, auprès de 1 000 jeunes de 23 à 34 ans vivant ou ayant vécu chez leurs parents issus d’un panel de 2 296 Français et de 1 000 parents hébergeant ou ayant hébergé leur enfant adulte.