Livret A, aides, impôts, énergie : les changements à connaître en août 2026

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Juliette Hisler copywriter
Publié le , mis à jour le
par Juliette Hisler - Copywriter finance et assurance
Article supervisé par Pascal Dontail

Même en vacances, l’actualité ne s’arrête pas. Pendant que certains profitent d’une pause estivale bien méritée, de nombreux changements continuent d’entrer en vigueur et peuvent avoir un impact concret sur le budget des ménages : évolution des taux d’épargne, aides revalorisées, remboursements d’impôts, prix de l’énergie ou encore dispositifs d’accompagnement.

Mois après mois, notre rédaction s’attache à décrypter ces évolutions pour vous permettre de les anticiper et de mieux gérer votre portefeuille. L’objectif : vous aider à connaître les changements qui peuvent influencer vos revenus, vos dépenses et votre capacité à préserver votre équilibre financier.

Découvrez les principales mesures qui entrent en application en août 2026 et les informations à retenir pour aborder la rentrée plus sereinement.

Hausse des livrets d’épargne

Le taux de rémunération du Livret A évolue à compter du 1er août 2026. Après avoir été fixé à 1,5 % depuis le 31 juillet 2025, il est revalorisé à 1,7 %, conformément à la décision du ministère de l’Économie et des Finances, qui a suivi les recommandations du gouverneur de la Banque de France.

D’autres livrets et comptes épargne, indexés sur le taux du livret A, vont également augmenter au 1er août, comme le Livret de développement durable solidaire (LDDS) ou le Compte épargne logement. Le Livret d’épargne populaire (LEP), en revanche, conserve un taux de 2,5 % et ne connaît donc aucune évolution.

La hausse du Livret A marque un changement de tendance, après les baisses successives des taux de ce livret intervenues en 2025 puis en février 2026.

Revalorisation de rentrée scolaire pour la rentrée 2026

À quelques semaines de la rentrée scolaire, les familles éligibles vont pouvoir bénéficier de l’allocation de rentrée scolaire (ARS), une aide destinée à financer les dépenses liées à la reprise des cours. Pour 2026, les montants sont revalorisés et les premiers versements interviennent dès le mois d’août.

Accordé sous conditions de ressources aux familles ayant des enfants de 6 à 18 ans scolarisés ou en apprentissage, le montant de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) diffère en fonction de l’âge de votre enfant :

Âge de l’enfant Montant de l’ARS
6 à 10 ans 426,87 €
11 à 14 ans 450,41 €
15 à 18 ans 466,02 €

Pour bénéficier de l’allocation de rentrée scolaire, vous devez justifier de ressources 2024 ne dépassant pas les plafonds certes relevés. À titre d’exemple, pour un enfant à charge, vos revenus 2024 ne doivent pas dépasser 28 956 €.

Pour la rentrée 2026, l’ARS sera versée au mois d’août :

  • Le 4 août pour les départements de Mayotte et de la Réunion.
  • Le 18 août pour la France métropolitaine, la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique.

Dans la plupart des cas, aucune démarche n’est nécessaire. Le versement est automatique. Néanmoins, les familles d’enfants âgés de 16 à 18 ans devront confirmer leur scolarité ou leur apprentissage auprès de la CAF (Caisse d’Allocation Familiale) ou de la MSA (Mutualité sociale agricole).

Prime d’activité : certains bénéficiaires verront la hausse en août

Bien que la revalorisation de la prime d’activité soit entrée en vigueur le 1er avril 2026, ses effets sont progressifs.

Cette prestation étant calculée à partir des ressources déclarées tous les trois mois, les bénéficiaires dont la déclaration trimestrielle couvre les revenus de mars, avril et mai 2026 verront ainsi leur prime revalorisée à partir du versement d’août. La date de prise en compte varie donc selon la période de déclaration de chaque allocataire.

Pour connaître le montant auquel vous avez droit, il suffit de consulter votre espace personnel sur le site de la CAF ou de la MSA après avoir effectué votre déclaration trimestrielle de ressources.

Impôt sur le revenu : votre remboursement peut encore arriver

Comme chaque été, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) procède à la régularisation de l’impôt sur le revenu. Les contribuables ayant payé trop d’impôts en 2025 via le prélèvement à la source, ou bénéficiant de crédits et réductions d’impôt (emploi à domicile, dons, garde d’enfants, investissements locatifs, etc.), reçoivent automatiquement le remboursement auquel ils ont droit sur leur compte bancaire.

Si vous n’avez pas perçu ce virement à la fin du mois de juillet, pas d’inquiétude : certains remboursements sont effectués au début du mois d’août, comme indiqué sur votre avis d’impôt 2026. Il est donc conseillé de consulter ce document avant d’entreprendre toute démarche. Pour certains foyers, le montant remboursé peut atteindre plusieurs centaines d’euros. À l’inverse, les contribuables dont le prélèvement à la source s’est révélé insuffisant devront régler un solde d’impôt à compter de la rentrée de septembre.

L’aide carburant « gros rouleurs » prolongée jusqu’au 31 août

Le Gouvernement prolonge jusqu’au 31 août 2026 la prime carburant de 100 € destinée aux travailleurs « gros rouleurs ». Initialement, les demandes devaient être déposées avant le 30 juillet.

Cette aide remplace l’ancienne indemnité de 20 centimes par litre et prend désormais la forme d’une prime forfaitaire de 100 €. Elle vise à compenser la hausse des prix des carburants pour les actifs qui utilisent leur véhicule dans le cadre de leur activité professionnelle.

Pour en bénéficier, vous devez notamment résider en France, avoir été domicilié fiscalement en France en 2024, disposer d’un revenu fiscal de référence par part inférieur à 16 880 €, utiliser votre véhicule pour travailler et être considéré comme un « gros rouleur ». Cela signifie parcourir au moins 15 km entre le domicile et le lieu de travail (30 km aller-retour) ou 8 000 km par an pour des déplacements professionnels.

La demande s’effectue en ligne sur le site des impôts, après avoir vérifié votre éligibilité à l’aide grâce au simulateur mis à disposition.

Gaz et électricité : les évolutions de tarifs

À compter du 1er août 2026, les consommateurs seront confrontés à une évolution contrastée des prix de l’énergie. Alors que le prix repère du gaz est en baisse, les tarifs réglementés de l’électricité augmentent.

Le prix repère du gaz poursuit sa baisse

Comme chaque mois, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie son prix repère du gaz, un indicateur servant de référence pour comparer les offres des fournisseurs.

Pour le mois d’août, le prix du kWh recule de 1,3 % à 1,63 %, selon les usages, par rapport au mois de juillet. Concrètement, le prix moyen du kWh s’établit à :

  • 0,12558 € TTC pour les foyers utilisant le gaz pour le chauffage ;
  • 0,15848 € TTC pour ceux qui l’utilisent uniquement pour la cuisson et la production d’eau chaude.

Le montant de l’abonnement annuel reste quant à lui fixé à 360,79 € TTC pour le chauffage et à 152,46 € TTC pour la cuisson et l’eau chaude.

Il est toutefois important de rappeler que ce prix repère n’est pas un tarif réglementé. Il constitue une référence permettant aux consommateurs de comparer les offres du marché, de nombreux fournisseurs s’appuyant sur cet indicateur pour fixer leurs tarifs indexés.

Les tarifs réglementés de l’électricité augmentent

À l’inverse, les ménages bénéficiant des tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE) verront leur facture augmenter à partir du 1er août 2026. Le Gouvernement a validé la proposition de la CRE, qui prévoit une hausse moyenne de 2,5 %. Cette évolution représente 5,98 € TTC par MWh. Pour un foyer consommant en moyenne 4,5 MWh par an, le surcoût est estimé à environ 26 € TTC par an, portant la facture annuelle moyenne de 1 046 € à 1 072 €.

Selon la CRE, cette hausse s’explique principalement par l’augmentation du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE) ainsi que par l’intégration du nouveau mécanisme de capacité, destiné à garantir la sécurité de l’approvisionnement électrique.

Le 1er août marque également une évolution des conditions d’accès à l’option heures pleines/heures creuses. Désormais, cette formule sera accessible aux abonnés disposant d’une puissance souscrite de 3 kVA, contre 6 kVA auparavant, permettant à davantage de ménages de bénéficier de cette option tarifaire.

Ce qu'il faut retenir

Si certaines mesures vont permettre aux ménages français de respirer un peu, d’autres pourrait alourdir leurs charges, comme la hausse de vos factures d’électricité. Ceux qui cumulent déjà plusieurs remboursements peuvent envisager un regroupement de crédits afin de réorganiser leurs charges.

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Tous les mois, la rédaction d’Ymanci récapitule les principaux changements budgétaires à venir :

Pascal Dontail
Article supervisé par Pascal Dontail
Consultant RH et expert en rachat de crédits
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