Travail, santé, retraite : les changements à prévoir dès la rentrée 2026

Regroupez vos crédits jusqu’à -60%* sur vos mensualités Faire une demande
Juliette Hisler copywriter
Publié le , mis à jour le
par Juliette Hisler - Copywriter finance et assurance
Article supervisé par Pascal Dontail

Chaque mois, la rédaction d’Ymanci a à cœur de vous informer sur les changements à venir susceptibles d’avoir un impact sur votre quotidien et votre budget. Évolution des règles d’indemnisation, retraite, santé, fiscalité… Anticiper ces mouvements permet de mieux comprendre leurs conséquences et, lorsque c’est possible, d’en tirer parti pour mieux gérer ses finances et préserver son pouvoir d’achat. 

Plusieurs évolutions entreront ainsi en vigueur dès le 1er septembre 2026. Certaines modifieront les droits des salariés et des futurs retraités, d’autres pourront entraîner des conséquences concrètes sur les dépenses de santé ou le montant des remboursements. Sans oublier les échéances fiscales à anticiper. Tour d’horizon des principaux changements à connaître pour adapter votre budget et éviter les mauvaises surprises. 

 

Rapide, gratuit et sans engagement

Estimez votre future mensualité de prêt après rachat de crédits

Je calcule

Travail et emploi : durcissement de certaines règles 

Rupture conventionnelle : la durée d’indemnisation réduite 

La rupture conventionnelle permet à l’employeur et au salarié en CDI (contrat à durée indéterminée) de convenir d’un commun accord des conditions de la fin de leur relation de travail. L’une des particularités de la rupture conventionnelle est qu’elle s’accompagne d’indemnités chômage versées au bénéfice du salarié sortant. 

À partir du 1er septembre 2026, ce dispositif, qui n’est ni un licenciement ni une démission, voit ses règles d’indemnisation durcir. En effet, la loi portant transposition de l’avenant n°3 du 25 février 2026 au protocole d’accord relatif à l’assurance chômage modifie à la baisse la durée maximale de versement des allocations chômage. 

Dès la rentrée, la durée maximale de versement des allocations chômage des salariés quittant leur poste d’un commun accord avec leur employeur sera la suivante : 

  • Pour les moins de 55 ans : la durée de l’indemnisation est réduite à 15 mois (contre 18 mois auparavant). 
  • Pour les 55 ans et plus : la durée est unifiée et réduite à 20,5 mois (alors qu’elle atteignait jusqu’ici 22,5 mois pour les 55-56 ans et 27 mois pour les 57 ans et plus). 
  • Cas particulier des départements d’Outre-mer : les résidents bénéficient d’un barème spécifique. La durée d’indemnisation y est portée à 20 mois pour les moins de 55 ans et à 30 mois pour les 55 ans et plus (contre 18 et 22,5 mois auparavant). 

Les travailleurs de Mayotte ne sont pas concernés par cette évolution. 

Arrêt maladie : un encadrement plus strict  

À compter du 1er septembre 2026, la durée des arrêts de travail prescrits pour maladie est encadrée par de nouvelles règles.  

Jusqu’à présent, aucun texte ne fixait de durée maximale pour un arrêt de travail ou son renouvellement. C’est chose faite avec le décret n°2026-498 du 12 juin 2026 qui introduit désormais des durées maximales de prescription. 

Afin de limiter les dérives budgétaires, le contrôle des congés maladie s’intensifie. Ainsi, dès le 1er septembre, les prescriptions initiales pour des arrêts de travail ne peuvent plus excéder 1 mois maximum (31 jours), tandis que les renouvellements sont strictement bridés à 2 mois (62 jours) 

Si l’état de santé du salarié le justifie, l’arrêt de travail pourra être prescrit ou prolongé pour une durée supérieure à ces plafonds. Le professionnel de santé devra alors apprécier la situation médicale du patient et tenir compte, lorsqu’elles existent, des recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS). 

Bon à savoir

Retraites : deux avancées majeures pour les mères de famille et les carrières longues 

Négociées par les partenaires sociaux lors du « conclave des retraites » en 2025 puis intégrées à la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, trois nouvelles mesures relatives aux retraites s’appliquent à partir du 1er septembre 2026 : le réajustement des conditions de départ anticipé pour les carrières longues, la prise en compte de trimestres supplémentaires et le nouveau calcul de la pension pour les mères de famille. 

Dispositif assoupli pour le départ à la retraite en carrières longues  

La réforme des retraites de 2023 prévoyait une augmentation progressive de l’âge légal de départ, jusqu’à 64 ans. Cette mesure a toutefois été suspendue jusqu’en 2028 dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. 

Un décret du 7 mai 2026 précise les modalités d’application de cette suspension pour les personnes ayant commencé à travailler tôt (avant l’âge de 21 ans). Les nouvelles dispositions permettent à ces salariés de bénéficier d’un départ à la retraite anticipé de quelques mois. 

Le nouveau mode de calcul concerne les personnes nées entre 1964 et 1970 qui remplissent les conditions requises pour bénéficier du dispositif carrière longue. 

À noter : seuls les assurés dont la retraite prend effet à compter du 1er septembre 2026 sont concernés par ces nouvelles règles. 

Vous avez commencé à travailler avant 16 ans, 18 ans, 20 ans ou 21 ans ? Découvrez, selon votre année de naissance, l’âge auquel vous pourrez partir à la retraite au titre d’une carrière longue. 

Année de naissance  Âge de départ en carrière longue Nombre de trimestres requis 
1964  60 ans et 6 mois  170
1965 
(1er janvier au 31 mars) 
60 ans et 9 mois  170
1965 
(1er avril au 30 novembre)
60 ans et 9 mois  171
1965 
(1er au 31 décembre)
60 ans et 8 mois 
(au lieu de 60 ans et 9 mois) 
171
1966  60 ans et 9 mois
(au lieu de 61 ans) 
172 
1967  61 ans
(au lieu de 61 ans et 3 mois) 
172
1968  61 ans et 3 mois
(au lieu de 61 ans et 6 mois) 
172
1969  61 ans et 6 mois
(au lieu de 61 ans et 9 mois) 
172
1970  61 ans et 9 mois
(au lieu de 62 ans) 
172

 Jusqu’à deux trimestres supplémentaires pris en compte pour une carrière longue 

Le même décret stipule la prise en compte de trimestres supplémentaires dans le calcul de la pension de retraite des mères de famille. Ces dernières peuvent en effet bénéficier d’une majoration de durée d’assurance (MDA) pouvant atteindre huit trimestres par enfant : quatre au titre de la maternité ou de l’adoption et quatre supplémentaires pour l’éducation. 

Jusqu’à présent, ces trimestres supplémentaires n’étaient pas pris en compte comme des périodes cotisées pour déterminer l’accès au dispositif de départ anticipé pour carrière longue.  À partir du 1er septembre 2026, jusqu’à deux de ces trimestres pourront désormais être retenus dans le calcul.

D’après le gouvernement, environ 3 % des femmes nées en 1970, soit plus de 13 000 personnes, pourraient bénéficier de cette nouvelle disposition. 

Calcul de la prime pour les mères de famille plus favorable  

Jusqu’à présent, le calcul de la prime de retraite repose sur les 25 meilleures années de rémunération. À partir du 1er septembre, les règles seront plus favorables aux femmes ayant eu des enfants : 

  • 24 meilleures années seront retenues pour les femmes ayant eu un enfant ; 
  • 23 meilleures années seront retenues pour celles ayant eu au moins deux enfants. 

Selon le ministère du Travail, cette évolution permet d’écarter les années de baisse de revenus ou de temps partiel liées à la parentalité, ce qui devrait 

 améliorer le montant de la pension pour plus d’une femme sur deux.

Ces deux dernières nouvelles dispositions s’inscrivent plus largement dans l’objectif de réduire les inégalités entre les femmes et les hommes à la retraite. Une avancée saluée, même si les syndicats nuancent sa portée en rappelant qu’elle reste encore : 

 loin de combler l’écart de pension global avec les hommes.

Santé et pharmacie : avance des frais pour les médicaments hybrides et biosimilaires

En France, comme vous le savez certainement, l’Assurance maladie prend en charge tout ou partie du prix des médicaments remboursables prescrits et achetés en pharmacie. Grâce à votre carte Vitale, vous pouvez, dans certaines situations, ne pas avancer la part prise en charge par l’Assurance maladie : c’est le principe du tiers payant. 

Mais, ce principe ne fonctionne pas à tous les coups. En effet, si les patients refusent un médicament générique, le tiers payant ne s’applique pas et les patients sont contraints d’avancer les frais. 

À partir du 1er septembre 2026, ce dispositif s’étend aux médicaments biosimilaires et hybrides. Dès lors que ces types de médicaments sont substituables et que vous refusez la substitution proposée, vous ne bénéficierez pas du tiers payant. Vous devrez alors régler l’intégralité du prix du médicament au moment de l’achat, avant d’être remboursé ultérieurement par l’Assurance maladie, selon le taux applicable. 

Médicaments hybrides et biosimilaires : de quoi parle-t-on ? 

Un médicament hybride contient le même principe actif que le médicament de référence, mais il peut présenter certaines différences, comme la forme thérapeutique (par exemple, une solution buvable plutôt qu’un comprimé), le dosage ou la voie d’administration. C’est une alternative souvent plus adaptée aux enfants ou aux personnes âgées. 

De son côté, un médicament biosimilaire est un médicament biologique comparable à un médicament biologique de référence. De très légères différences peuvent exister entre les deux. Les médicaments biologiques sont fabriqués à partir de cellules ou d’organismes vivants. Ils comprennent notamment certaines hormones, comme l’insuline ou les hormones de croissance, ainsi que certains vaccins. 

La commercialisation d’un médicament biosimilaire peut notamment intervenir lorsque le brevet du médicament biologique de référence arrive à expiration et tombe dans le domaine public. 

Les conséquences d’un refus de médicaments hybrides ou biosimilaire 

Si le pharmacien propose une substitution et que le patient la refuse sans motif médical valable (mention manuscrite « Non Substituable » du médecin), les conséquences directes sont les suivantes : 

  1. Fin du tiers payant automatique : le patient doit régler la totalité du prix au comptoir de la pharmacie avec sa carte Vitale et envoyer sa feuille de soins pour obtenir un remboursement ultérieur.
  2. Pénalité financière (reste à charge) : l’Assurance maladie ne remboursera pas sur la base du prix d’achat réel, mais sur celle de l’alternative (hybride ou biosimilaire) la plus chère du groupe de substitution. 

Exemple concret : un médicament de référence est vendu 30 €, son équivalent hybride coûte 25 €. En cas de refus, le patient avance les 30 € au comptoir. L’Assurance maladie calculera son remboursement sur la base de 25 €. Les 5 € de différence restent définitivement à la charge exclusive du patient. 

Dans quels cas le pharmacien ne peut-il pas procéder à la substitution ? 

Le pharmacien ne peut pas remplacer le médicament de référence par un médicament hybride ou biosimilaire lorsque le médecin a estimé que cette substitution n’était pas adaptée à la situation médicale du patient. 

Pour que cette impossibilité soit prise en compte, le médecin doit indiquer clairement sur l’ordonnance que le médicament de référence ne peut pas être substitué. 

Une règle déjà appliquée aux médicaments génériques 

La suppression du tiers payant en cas de refus de substitution n’est pas une nouveauté pour les médicaments génériques. En principe, lorsqu’un patient refuse en pharmacie le remplacement d’un médicament de référence par son générique, il doit déjà avancer les frais. 

En cas de difficulté avec le médicament générique proposé, par exemple en raison de son goût ou d’une forme de comprimé jugée moins pratique, il est toutefois possible d’en discuter avec le pharmacien. 

Pourquoi favoriser la substitution ? 

Selon l’Assurance maladie, accepter la substitution lorsqu’elle est possible permet de garantir la continuité du traitement, tout en participant à la maîtrise des dépenses de santé. Cette pratique contribue également à limiter les risques de rupture d’approvisionnement et à préserver un accès durable aux traitements pour l’ensemble des patients. 

Des médicaments soumis aux mêmes exigences d’autorisation 

Les médicaments hybrides et biosimilaires disponibles en France sont soumis, comme les autres médicaments, à une procédure d’autorisation de mise sur le marché. 

Leur dossier est évalué par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ou par l’Agence européenne des médicaments (EMA), selon les procédures applicables. 

Impôts des particuliers : régularisation du solde d’impôts sur les revenus 2025 

Pour les contribuables dont le prélèvement à la source tout au long de l’année 2025 n’a pas suffi à couvrir l’impôt total calculé lors de la dernière déclaration de revenus au printemps, le fisc procède au recouvrement. 

Le solde restant dû sera directement prélevé sur le compte bancaire communiqué à l’administration fiscale à partir du 25 septembre 2026. Si la somme due est inférieure à 300 €, le prélèvement s’effectue en une seule fois. Si elle dépasse les 300 €, l’administration étalera automatiquement la créance en quatre prélèvements mensuels égaux (septembre, octobre, novembre et décembre 2026). 

Ce qu'il faut retenir

 Vous souhaitez tout savoir sur les changements passés, nos articles les répertorient mois par mois :

Pascal Dontail
Article supervisé par Pascal Dontail
Consultant RH et expert en rachat de crédits
> LinkedIn
Article écrit par Juliette Hisler LinkedIn

Partager l'article :