Prêt immobilier pour les expatriés français: le guide complet
Chaque année, de nombreux Français quittent la France pour vivre une expérience inédite, personnelle ou professionnelle. Une fois installés hors des frontières françaises, certains forment alors le projet d’investir dans la pierre pour avoir un pied-à-terre pendant leurs congés, pour leur retraite ou pour se lancer dans l’investissement locatif. Les motivations peuvent être nombreuses.
Ce projet immobilier soulève des questions essentielles. Les conditions pour obtenir un prêt immobilier sont-elles les mêmes pour les expatriés que pour les personnes qui résident en France ? Comment le financer ?
Ce qu'il faut retenir
- Un expatrié français peut prétendre à un crédit immobilier en France.
- La mise en place de ce projet reste compliquée à cause des lourdeurs administratives, de la distance géographique et parfois de la barrière de la langue.
- Les banques évaluent le risque en fonction notamment du statut de l’expatrié : détaché, contrat local employé d’une entreprise française, contrat local employé d’une entreprise étrangère.
- Un apport personnel plus important peut être exigé par la banque par rapport à un crédit traditionnel.
- La banque peut refuser un prêt si elle juge le contexte géopolitique du pays d’expatriation instable ou à risque.
- Nos courtiers peuvent vous aider dans ces démarches fastidieuses.
La recherche d’un bien puis la demande d’un financement bancaire peut vite s’apparenter à une traversée houleuse pour une personne vivant loin de l’Hexagone. Ce processus reste complexe en raison des procédures, des délais, de la distance et des exigences bancaires spécifiques. Nous espérons que notre guide sur le prêt immobilier pour les expatriés pourra vous aider à y voir plus clair.
Vivre et travailler à l’étranger, acheter en France : un parcours difficile mais pas impossible !
Les expatriés, qui veulent investir dans leur pays d’origine, doivent savoir qu’il est tout à fait possible d’obtenir un crédit immobilier pour financer un logement qui servira de résidence secondaire ou qui deviendra un investissement locatif. Des profils qui sont, en règle générale, perçus comme des emprunteurs peu fiables par des banques ou des organismes de crédit.
Parmi les banques qualifiées pour une telle transaction -elles ne le sont pas toutes- certaines pourraient même refuser de s’attaquer à un tel dossier. En effet, les procédures de recouvrement avec des nations étrangères sont parfois fastidieuses, voire infructueuses. Des restrictions sur les transferts de capitaux sont susceptibles de ralentir, voire d’empêcher, les mouvements de fonds vers la France. Ils craignent de ne pas pouvoir récupérer les fonds en cas d’impayés.
Le pays de résidence a donc son importance dans la décision de l’établissement bancaire
Lorsqu’un expatrié français sollicite un prêt immobilier en France, la localisation de sa résidence et de son entreprise peut peser lourd dans la balance. Les banquiers vont effectivement favoriser les emprunteurs installés dans des pays ayant de solides relations diplomatiques et financières avec la France.
À contrario, les dossiers des demandeurs, qui vivent dans des zones en proie à l’instabilité politique et aux tensions économiques, risquent fortement de ne pas être retenus. En effet, les recours juridiques en cas de litige sont compliqués en raison notamment des obstacles diplomatiques.
Bon à savoir
Un marché immobilier également ouvert aux investisseurs étrangers. Les non-résidents, qu’ils soient européens ou originaires d’autres continents, peuvent se porter acquéreurs d’un bien immobilier en France. Attention, ces investisseurs seront tenus de respecter le cadre juridique et fiscal en vigueur en France.
Quels sont les principaux profils d’expatriés pour les banques ?
Qu’il ait quitté la France par choix ou dans le cadre d’une mutation, un Français expatrié peut obtenir un crédit immobilier s’il veut se lancer dans l’acquisition d’un bien immobilier. En dépit de la distance, des dispositifs mis en place par un établissement bancaire permettent à ceux qui ne sont plus résidents en France d’y acquérir un logement. Pour les banques ou les établissements de crédit, plusieurs profils d’expatriés qui veulent souscrire un emprunt existent.
Les expatriés voulant acquérir une résidence secondaire ou investir dans le locatif en vue de générer des revenus complémentaires
Ces profils d’emprunteur n’intéressent pas toutes les banques ou tous les établissements de prêt. Car ils ne souscriront pas forcément des produits annexes comme une assurance auto ou une carte bancaire. Dans ce cas, ils peuvent :
- Appliquer des taux plus élevés que le marché standard.
- Exiger un apport entre 20 % et 30 %.
- Demander des frais de financement.
- Réclamer une garantie : une hypothèque, un cautionnement, un nantissement d’une partie de l’épargne. L’emprunteur devra bloquer une épargne dans la banque pendant toute la durée du crédit.
Les emprunteurs qui reviendront en France à la fin de leur expatriation
Ils sont généralement appréciés par une banque ou par un établissement de crédit. Ils ont eu des carrières florissantes et sont souvent en possession d’une épargne conséquente. Ils peuvent ainsi obtenir des conditions de financement attractives.
Outre l’aspect financier, l’ancienneté au sein d’une entreprise est primordiale pour les banques ou les établissements d’emprunt. Pour ces derniers, cette fidélité envers un employeur fait figure d’indicateur clé. Elle renforce la capacité de l’emprunteur à honorer un engagement financier sur le long terme. Cet avantage peut jouer un rôle déterminant dans la rapidité et la validation d’un projet immobilier.
En revanche, si l’emprunteur a fini sa mission d’expatriation et s’il commence un nouveau poste, la banque ou l’établissement de crédit sera plus réticent, car il n’aura pas de recul sur ses nouveaux revenus. Dans ce cas précis, le conseiller financier pourrait préconiser une attente pouvant aller de six mois à un an pour bénéficier d’une meilleure visibilité sur sa situation professionnelle et fiscale.
Un expatrié dit non-résident habitant à proximité de la frontière et travaillant dans un autre pays
Les emprunteurs, qui résident à proximité d’une frontière tout en exerçant leur profession dans un pays voisin, auront les mêmes opportunités qu’un acheteur local. Ces profils frontaliers sont effectivement reconnus et valorisés par les organismes financiers. Les dossiers de ces emprunteurs seront donc traités comme n’importe quel autre client qui réside et travaille en France, surtout s’ils bénéficient d’un emploi pérenne et présentent une capacité d’emprunt solide.
Ymancipez vos projets en 1 clic
Estimez votre future mensualité de prêt.
C’est simple, rapide et gratuit !
Comment obtenir un crédit immobilier en tant qu’expatrié ? Les étapes clés
Démarches bancaires, critères de solvabilité, contrat d’embauche, assurance emprunteur, frais, situation géopolitique, etc. Obtenir un financement auprès d’un établissement bancaire en tant qu’expatrié nécessite une préparation longue minutieuse. Il vaut mieux se préparer rigoureusement. Ici, nous détaillons les étapes principales pour maximiser les chances des expatriés qui veulent acquérir une résidence. Il faut principalement :
1-Vérifier sa capacité d’endettement
Il faut rassurer la banque qui va accepter le financement du crédit immobilier. Avant de se lancer dans la recherche d’un appartement pour réaliser un investissement locatif ou d’une maison pour acquérir une résidence secondaire et avant de contacter un banquier, il est donc préférable de contrôler votre capacité d’endettement pour savoir si le projet est viable. Dès qu’elle aura été estimée, vous pouvez constituer votre dossier qui doit être solide et partir à la recherche d’un financement.
2-Constituer son dossier
Un dossier solide, incluant tous les justificatifs demandés, donnera confiance à l’établissement financier qui rendra son verdict plus rapidement. Dès la réception des documents, la banque ou l’organisme de prêt va analyser votre compte bancaire avant de vous faire une offre. Le dossier pour un expatrié ressemble beaucoup à celui d’un futur propriétaire habitant en France. Les pièces justificatives généralement requises concernent votre identité, votre domicile, votre situation matrimoniale, votre situation professionnelle, votre profil financier, etc. Les justificatifs sont listés ci-dessous.
3-Trouver la banque qui acceptera de vous financer
Tous les établissements financiers ne sont pas prédisposés à financer un non-résident. Votre choix doit porter sur une banque capable de gérer les complexités géographiques et administratives liées à votre statut d’expatrié. Pour cette étape, il est préférable de contacter un courtier spécialisé dans ce type de dossier. Un courtier possède un réseau bancaire étendu et la capacité de vous orienter vers des établissements les plus adaptés à votre profil.
4-Évaluer votre éligibilité
Avant de vous accorder un financement pour acquérir une maison ou un appartement, les organismes de crédit vont explorer chaque aspect de votre dossier. Ils doivent s’assurer que vous serez capable de rembourser les mensualités sans encombre. Ils vont donc porter une attention particulière aux facteurs suivants :
- Les finances : un historique financier sain rassure les organismes de crédit.
- Vos revenus : ils doivent être réguliers et suffisants pour garantir votre solvabilité. Des banques ou des organismes de prêt vous réclameront des profils patrimoniaux solides, à savoir des revenus supérieurs à 150 000 euros par an minimum et un statut de propriétaire.
- Votre situation professionnelle : un contrat de travail stable va renforcer la solidité de votre dossier.
- Le taux d’endettement : il doit rester dans les limites autorisées par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) : 35 %, assurance de prêt incluse, pour un crédit immobilier.
- L’apport : il témoigne de votre capacité d’épargne. Un plus pour les organismes d’emprunt.
- Le statut fiscal : elle offre une meilleure lisibilité sur votre capacité de remboursement.
- Les garanties : une hypothèque sur un bien immobilier situé en France ou un nantissement peut être exigé pour sécuriser le prêt.
- …
Les banquiers, qui redoublent de vigilance face à ce profil emprunteur, ont d’ailleurs instauré un autre critère : le classement des expatriés par niveau de risque croissant :
- Détaché : sous contrat français.
- Contrat local employé d’une entreprise française : sous contrat étranger.
- Contrat local employé d’une entreprise étrangère.
- Entrepreneur. Ce statut compromet sérieusement l’octroi d’un prêt.
Après avoir obtenu un accord de principe de la part de la banque, vous pouvez passer à l’étape suivante :
5-Rechercher un appartement ou une maison à distance
Cette étape cruciale est difficile à gérer à distance. Les démarches vont prendre des mois entre le début des recherches et la signature de l’acte authentique. Que vous vouliez acheter un logement pour en faire une résidence secondaire ou pour réaliser un investissement locatif, il faut notamment identifier les spécificités de la région où se trouvera votre maison ou votre appartement.
Les spécificités techniques et juridiques
- L’état général de l’appartement ou de la maison : installations électriques, plomberie, toiture, etc.
- Les diagnostics énergétiques obligatoires.
- La surface réelle.
- L’assurance dommage-ouvrage.
- …
L’emplacement et l’environnement
- Le quartier et les infrastructures : commerces, écoles, transports, stationnement, etc.
- Le voisinage.
- …
Les aspects financiers
- Le prix au mètre carré. Il faut le comparer avec les prix moyens en place dans la région ou le département.
- Les charges concernant la copropriété.
- Les frais de notaire et les droits d’enregistrement qu’il faut anticiper dans votre budget.
- …
L’éloignement géographique peut-il compromettre la réalisation de cette tâche ?
À l’ère numérique, vous pouvez vous appuyer sur les agences immobilières qui possèdent leur plateforme en ligne, facilitant ainsi la recherche et le suivi des transactions, sept jours sur sept, 24 heures sur 24. Vous pouvez aussi faire appel à des chasseurs immobiliers qui sont qualifiés pour dénicher la maison ou l’appartement de vos rêves.
Comment assurer les visites alors que vous vous trouvez à des milliers de kilomètres ?
Si vous ne pouvez pas répondre présent, il est possible de déléguer cette tâche à des proches ou à un professionnel de l’immobilier. Ce dernier saura vous donner un avis objectif sur l’état du bien aussi bien physique (toiture, sol, électricité, etc.) que financiers (taxe foncière, charges, etc.). Opérant une veille permanente sur le marché immobilier, il est habilité pour visiter et vous présenter des habitations.
6-Procéder aux démarches administratives à distance
Les démarches relatives à l’administratif et au financement sont nombreuses en France. Là aussi, vous pouvez donner procuration à une personne de confiance qui se chargera de signer le compromis de vente et l’acte authentique de vente. Ces signatures se font en présence d’un notaire. Quant à la demande de procuration, elle s’effectue généralement auprès du consulat.
Acquérir un bien en étant expatrié : un crédit pas tout à fait comme les autres
Se porter acquéreur d’un bien immobilier constitue un objectif important pour de nombreux Français, y compris ceux qui résident hors de nos frontières. Entre les conditions de prêt renforcées, les démarches administratives plus lourdes, les fuseaux horaires et la barrière de la langue, l’accès à un financement n’est pas gagné. D’autant que les banques et les organismes de crédit, capables de financer une telle transaction, sont rares. Ceux qui peuvent la financer vont mettre la barre haute comme vous pouvez le découvrir ci-dessous.
- L’apport réclamé par les banques ou les organismes de prêt s’élève entre 20 % et 30 %.
- Les organismes de crédit vont privilégier les expatriés exerçant pour un employeur reconnu.
- La banque ou l’organisme de crédit jettera son dévolu de préférence sur un profil qui a un emploi stable et un salaire plus conséquent qu’en métropole.
- La période maximale de remboursement n’est que de 20 ans.
- Ils exigeront une assurance de prêt dont le coût peut être plus salé, surtout si le territoire où réside l’expatrié est jugé houleux.
- Un filet de sécurité sera demandé par ceux qui financent. Cette garantie va se matérialiser sous la forme d’une hypothèque conventionnelle, d’un nantissement, d’une caution.
Quel est le taux d’intérêt proposé aux non-résidents ?
Les taux d’intérêt appliqués émanent des banques ou des organismes de crédit établis en France. En règle générale, ces taux sont alignés sur ceux pratiqués pour l’acquisition d’un logement par un résident travaillant sur le territoire français. Toutefois, certains prêteurs peuvent prendre la décision d’augmenter les taux. Mais leur augmentation reste minime.
Comment se calcule ce taux pour les expatriés ?
Les banques ou les organismes de prêt vont tenir compte des facteurs suivants pour évaluer le taux auquel vous pourrez emprunter :
- Le contrat de travail.
- Le montant de l’apport.
- La durée concernant le remboursement de votre crédit.
- …
La relation avec la banque et l’historique bancaire peuvent influencer les conditions d’obtention d’un emprunt.
Prêt immobilier pour un expatrié : quels sont les points d’attention des banques ?
Plusieurs paramètres vont être pris en compte pour les établissements qui assurent le financement. Explorez-les dès maintenant !
Le climat politique du pays d’expatriation
Les organismes de crédit auront tendance à favoriser les expatriés tricolores résidant dans des pays bénéficiant d’une stabilité politique et sociale, ainsi que d’une économie solide : l’Union européenne, dont la zone euro, l’Amérique du Nord, certaines nations asiatiques.
Le type d’entreprise et son secteur d’activité
Ceux qui assurent le financement accordent une attention particulière à l’employeur de l’expatrié. Être salarié au sein d’une entreprise renommée ou d’une multinationale est un gage de sécurité, contrairement à un statut d’indépendant. Les secteurs d’activité porteurs, comme la santé, l’énergie, la finance, l’ingénierie ou encore les nouvelles technologies, offrent également des garanties salariales et sont, par conséquent, perçus comme stables par une banque ou un organisme de prêt.
La nature du contrat
La stabilité de l’emploi est un critère fondamental dans l’évaluation du risque pour une banque ou un organisme de crédit. Il va sans dire que ce document joue un rôle déterminant dans la décision d’octroyer ou pas un prêt immobilier.
- Le contrat à durée indéterminée (CDI) ou son équivalent local
Il est le plus valorisé par une banque ou un organisme de crédit. Il garantit une certaine régularité des revenus sur le long terme. À l’étranger, un CDI ou un contrat local assimilé à un emploi stable est très apprécié pour une demande de crédit immobilier.
- Les contrats temporaires
Les contrats à durée limitée, comme le CDD, l’intérim ou encore le travail en freelance, suscitent généralement la méfiance des organismes financiers. L’incertitude entourant leur renouvellement complique toute projection fiable sur le long terme. En conséquence, une banque ou un organisme de crédit peut refuser ou exiger des garanties plus conséquentes pour ce type de financement.
Bon à savoir
L’ancrage professionnel du demandeur, notamment son l’ancienneté dans l’entreprise, va renforcer la solidité de son dossier.
La coopération avec le pays
La transmission de données et de documents administratifs officiels depuis l’étranger peut être très compliquée, notamment lorsque l’expatrié réside dans un État dépourvu d’accords bilatéraux ou de convention d’extradition avec le pays d’origine. Dans ce contexte, les banques ou les organismes de prêt sont susceptibles de refuser l’octroi d’un crédit nécessaire permettant le financement d’un bien immobilier, faute de garanties jugées suffisantes.
À contrario, si l’expatrié vit dans un pays avec lequel les échanges sont fréquents et encadrés, les démarches seront plus simples car les établissements de crédit seront plus familiarisés avec les procédures.
La politique fiscale
Dès qu’un expatrié travaillant à l’étranger réclame un prêt immobilier, les organismes financiers examinent attentivement sa situation fiscale. Ils vont vérifier s’il est encore résident fiscal français, s’il dépend de celui de son pays d’accueil, s’il existe des accords bilatéraux entre la France et la nation où il réside. Cette loi permet d’éviter la double imposition, mais aussi de lutter contre la fraude et l’évasion fiscale.
La langue et la devise monétaire
Ces deux points peuvent compliquer les échanges. Toutes les banques ne possèdent pas les outils adaptés et des employés capables de gérer ces dossiers.
La nature de la banque ou de l’établissement de crédit
Toutes les banques ou tous les organismes de prêt sur le territoire français ne sont pas spécialisés dans l’expatriation. Seules les grandes institutions bancaires ont les capacités de s’occuper de ces profils.
Découvrez la liste des banques qui financent les expatriés :
- Crédit Agricole : elle accorde des financements aux expatriés, en particulier ceux qui sont sous contrat français ou travaillant pour une entreprise française à l’étranger.
- BNP Paribas : elle dispose de plusieurs agences spécialisées pour des clients expatriés et souhaitant investir dans une des 13 régions métropolitaines.
- BRED (Banque Populaire) : elle offre des solutions de financement à destination des non-résidents sous réserve d’un bon dossier.
- CIC Iberbanco : elle est spécialisée dans le financement des expatriés en Espagne ou au Portugal.
Ne pas oublier ! Outre les éléments mentionnés précédemment, les conditions de vie et la situation financière de l’expatrié souhaitant emprunter figurent parmi les principaux critères d’évaluation dans un tel dossier.
Quelles sont les erreurs fréquentes lors de la demande d’un prêt immobilier pour un expatrié ?
En tant que Français, vous résidez et travaillez en Chine, à Singapour ou aux États-Unis… Une demande de financement pour un prêt immobilier en tant qu’expatrié requiert une préparation minutieuse. Il est primordial de prendre connaissance de certains éléments pour éviter d’éventuelles erreurs. Qu’est-ce qu’il ne faut pas négliger en tant que Français expatrié ?
Sous-estimer l’importance de l’apport personnel
L’apport personnel est généralement demandé dans le domaine de l’immobilier et du financement. Il s’agit d’une somme d’argent que l’emprunteur apporte pour financer l’achat d’un bien immobilier, dans notre cas, en complément d’un prêt bancaire.
L’apport n’est pas obligatoire pour obtenir un crédit immobilier. Il est toutefois fortement recommandé. L’apport correspond en général à 10 % du prix d’achat total de la maison ou de l’appartement. Cet apport permet ainsi de rassurer les banques ou les organismes de crédit sur la situation financière du particulier.
L’apport sera plus élevé pour un expatrié français qui veut se porter acquéreur d’un bien dans son pays natal. En août 2025, les banques ou les organismes de prêt réclamaient un apport entre 20 % et 30 % du prix d’achat total. Sans oublier les frais de notaire, les frais de courtage, les frais de garantie comme le nantissement ou le cautionnement.
Ne pas connaître les spécificités du pays de résidence
Le pays dans lequel vous êtes installé va jouer un rôle déterminant dans l’évaluation du dossier par une banque ou un organisme de prêt français. En effet, tous les États ne sont pas perçus de la même manière par les établissements qui se lancent dans le financement d’un crédit. Certains sont considérés plus risqués que d’autres sur le plan économique, politique et juridique.
Cette instabilité peut entraîner des difficultés à vérifier les revenus ou les justificatifs locaux, des risques accrus de non-remboursement, des obstacles réglementaires et/ou fiscaux. Les banques ont deux choix : refuser le dossier ou imposer des conditions plus strictes au moment de l’offre : taux moins avantageux, apport plus élevé, garanties supplémentaires.
Il est primordial de connaître la liste des pays jugés à risque ou privilégiés par les conseillers financiers. Il faut aussi préparer des justificatifs traduits et solliciter les services d’un courtier spécialisé dans les prêts immobiliers pour un expatrié.
Ne pas se renseigner sur les délais nécessaires pour mener à bien cette opération immobilière
Le processus permettant la constitution de votre dossier sera plus long depuis l’étranger. Plusieurs facteurs peuvent ralentir sa constitution :
- La traduction et la certification des documents : les banques françaises exigent des justificatifs comme les fiches de paie, les relevés bancaires ou les attestations fiscales.
- Le décalage horaire : ce point peut ralentir la communication entre la banque, le courtier et l’emprunteur.
Il se pose aussi la question du délai de mise à disposition des fonds qui dans certains cas peut être plus long que dans l’hexagone.
Négliger l’assurance emprunteur exigée par une banque ou un organisme de crédit
Comme certaines banques, les assurances de prêt peuvent refuser de couvrir les expatriés. D’autres acceptent en appliquant des surprimes importantes. Il est donc crucial de comparer les offres et de vérifier les exclusions liées au pays de résidence. Dans le cadre d’un prêt immobilier accordé pour l’achat d’un bien, une assurance emprunteur est exigée par une banque ou un organisme de crédit. Le coût de l’assurance emprunteur peut avoir un impact comme les taux. L’assurance emprunteur doit, effectivement, s’adapter aux conditions particulières de l’État dans lequel vous vous êtes expatrié. En tant qu’expatrié, il est nécessaire de savoir si vous êtes éligible à l’assurance de prêt et à quelles conditions. Comme tous les emprunteurs potentiels !
Bon à savoir
Il est possible de réduire le coût de votre assurance emprunteur en changeant d’assureur grâce à la loi Lemoine datant de 2022.
Ne pas connaître la limite des revenus qui sont nécessaires pour que la demande de crédit soit recevable
Dans le cadre d’un crédit immobilier pour un expatrié qui veut se lancer dans l’achat d’un appartement ou d’une maison, les banques ou les organismes de prêt en France vont favoriser les dossiers dont les salaires sont conséquents et stables. Concernant l’épargne, le demandeur doit avoir des fonds importants disponibles sur un compte bancaire domicilié en France ou à l’étranger.
Ne pas prêter attention à sa situation professionnelle
Une banque en France accordera plus facilement un crédit à un demandeur qui travaille pour une entreprise de renommée mondiale qu’un emprunteur qui fait des « petits boulots » à l’étranger ou qui a monté sa propre entreprise au-delà de nos frontières.
Acheter un bien immobilier : les expatriés français paient-ils des impôts ?
Les futurs acheteurs, exerçant hors de nos frontières, mais voulant acheter un bien dans un des 101 départements français, sont soumis à une fiscalité qui va dépendre de leur résidence fiscale et de l’usage prévu : résidence principale, maison secondaire, investissement locatif. Voici les principaux points à connaître concernant :
Les impôts relatifs à la propriété
La taxe foncière concerne les propriétaires résidents ou non-résidents. Elle est due chaque année. Quant à la taxe d’habitation, elle est toujours applicable aux résidences secondaires. La déclaration des revenus fonciers, perçus par les contribuables ayant quitté la France pour vivre à l’étranger, s’effectue via le formulaire Cerfa n°2024-NR.
Les impôts sur le revenu
Les revenus issus de la location sont imposables en France, même si le propriétaire est non-résident. Le taux d’imposition est, en règle générale, forfaitaire pour les expatriés français. Ils peuvent aussi bénéficier d’une déduction sur les intérêts d’emprunt ou encore la réalisation de travaux.
L’impôt sur la fortune immobilière (IFI)
Il s’applique si la valeur nette du patrimoine immobilier en France est au-dessus de la barre de 1,3 million d’euros. Les expatriés français sont imposés uniquement sur un bien situé en Métropole.
Les plus-values immobilières
Les plus-values sont imposables en France en cas de revente du bien. Il faut savoir que des abattements peuvent réduire voire annuler l’impôt après une durée de détention d’un bien allant de 22 à 30 ans.
Crédit immobilier pour un expatrié : quels sont les inconvénients ?
- Le montage du dossier est complexe.
- La distance géographique complique sérieusement la relation client et le suivi du dossier qui peuvent provenir d’horizons lointains.
- Les banques vont devoir jongler avec des documents fiscaux, bancaires et autres justificatifs étrangers à traduire, voire difficiles à authentifier.
- Les procédures de recouvrement à l’international peuvent devenir une opération coûteuse et compliquée s’il se retrouve en défaut de paiement.
- …
Prêt immobilier pour un expatrié : la check-list pour constituer un dossier solide
Obtenir un prêt immobilier en tant qu’expatrié implique de démontrer notamment la solidité de sa situation financière. Si une banque veut s’assurer de la fiabilité du demandeur, ce dernier doit avoir en sa possession plusieurs documents. Dans cette optique, les principales pièces justificatives souvent demandées sont les suivantes :
- Une pièce d’identité : carte d’identité ou passeport. N’oubliez pas celle du co-emprunteur si la demande se fait à deux.
- Un justificatif de votre domicile à l’étranger.
- Le contrat de mariage, le certificat de PACS, le jugement de divorce.
- Les fiches de paie qui justifient les revenus selon le pays.
- Les derniers relevés de votre compte bancaire.
- Le relevé d’identité bancaire (RIB) du compte pour la domiciliation des échéances.
- Le justificatif confirmant l’apport personnel, voire une garantie sous la forme d’une hypothèque, par exemple.
- Les tableaux d’amortissement des crédits en cours si vous en avez.
- Une photocopie de votre titre de propriété ou d’une attestation notariée si vous avez déjà un bien.
- L’avis d’imposition ou l’équivalent français du pays de résidence.
- L’avis de la taxe foncière.
Financer une acquisition immobilière : pourquoi faire appel à un courtier ?
Les spécificités liées à un crédit immobilier pour un expatrié étant complexes, nous vous encourageons à vous rapprocher d’un courtier chevronné capable de traiter ces dossiers. Cet intermédiaire entre l’emprunteur et une banque ou un organisme de prêt sera en mesure non seulement de réaliser une étude de faisabilité pour comparer les offres en fonction de votre budget, de vos attentes immobilières, mais aussi de vous aider à obtenir les meilleures conditions, de réunir les justificatifs nécessaires pour présenter un dossier solide, d’obtenir l’offre de prêt la plus avantageuse.
Les témoignages des clients Ymanci
Nos clients apprécient notre accompagnement.
Nos avis Google
Nos avis Trustpilot
Nous tenons à remercier quatre de nos courtiers qui ont permis la réalisation de cet article : Kathy Demuth, directrice commerciale ; Éric Annovazzi, gérant de l’agence Ymanci Vincennes ; Bruno Kovac, responsable d’agence et conseiller financier à Annecy-le-Vieux et Agnès Thiebert, directrice de l’agence Ymanci d’Annemasse.
Ymancipez vos projets en 1 clic
Estimez votre future mensualité de prêt.
C’est simple, rapide et gratuit !
D’autres articles concernant l’éligibilité au crédit immobilier pourraient vous intéresser :
- Prêt immobilier avec crédit en cours
- Jusqu’à quel âge peut-on emprunter ?
- Prêt immobilier jeune actif
- Crédit immobilier sans apport
- Crédit immobilier sans CDI
- Crédit immobilier : durée maximum
- Crédit immobilier quand on est fonctionnaire
- Crédit immobilier FICP
- Crédit immobilier pour les étrangers résidant en France
- Crédit immobilier : quels revenus sont comptabilisés ?
- Prêt immobilier pour une SCI
- Emprunt immobilier seul
- Emprunt avec un co-emprunteur