Logement étudiant : une rentrée 2026 encore tendue

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Florence Carpentier journaliste de la presse écrite
Publié le , mis à jour le
par Florence Carpentier - Journaliste de la presse écrite
Article supervisé par Anthony Ditte

Quelques jours après les premiers résultats Parcoursup du 2 juin 2026 et avant ceux du baccalauréat général qui tomberont le 7 juillet prochain, des milliers de futurs étudiants doivent gérer une autre priorité : trouver un hébergement pour l’année 2026/2027.  Cette étape incontournable pour les futurs diplômés s’annonce compliquée alors que le marché immobilier subit de fortes disparités d’une ville à l’autre. De grandes agglomérations sont plus chères que d’autres car elles doivent faire face à :

  • Un marché locatif particulièrement tendu, provoqué par une offre insuffisante dans les zones les plus demandées.
  • Une hausse du prix des loyers.

Dans ce contexte où les étudiants ne partent pas tous sur le même pied d’égalité, l’anticipation devient essentielle. À travers les données chiffrées, la rédaction d’Ymanci s’attarde sur les prix moyens des loyers en France. Elle vous livre aussi des conseils pour aborder vos études supérieures sereinement et ne pas passer à côté de l’opportunité. Quel est l’état des lieux à quelques mois de la rentrée 2026 ?

Loyers pour les étudiants : de fortes disparités constatées en France

Les prix des loyers sont en hausse de 4 % sur un an, selon le dernier observatoire du logement étudiant de LocService.fr¹. Et le budget moyen pour mettre « un toit sur sa tête » monte maintenant à 719 € dans l’Hexagone. Inquiétant pour les futurs bacheliers qui se lancent dans cette quête immobilière.

Certains risquent de déchanter, surtout ceux qui ont la ferme intention de poursuivre leurs études en Île-de-France, de plus en plus convoitée. À elle seule, elle concentre 32 % de la demande nationale, contre 28 % en 2025. Quant à Paris, portée par le dynamisme économique, les perspectives d’emploi et l’attractivité des études supérieures, elle reste la cible pour 20 %, contre 15 % auparavant. Dans les départements de la région parisienne, le budget atteint en moyenne 899 €. À Paris intra-muros, il s’établit à 923 €.

Parmi les 10 villes universitaires les plus chères dans l’Hexagone, sept d’entre elles se trouvent dans la région francilienne, à l’image de :

  • Créteil : 795 €.
  • Saint-Denis : 781 €.
  • Nanterre : 712 €.
  • Cergy : 684 €.

En province, le prix moyen des loyers pour un studio reste coûteux :

  • Nice : 736 €.
  • Lyon : 647 €.
  • Bordeaux : 636 €.
  • Aix-en-Provence : 620 €.

Quant à certaines villes dites à taille humaine, les loyers pour un studio sont plus accessibles :

  • Limoges : 409 €.
  • Saint-Étienne : 413 €.
  • Poitiers : 413 €.

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Quels sont les prix moyens par type de logement en France ?

Les prix des loyers ont globalement progressé de 4 à 6 %, selon les types de logement plébiscités par les étudiants en dehors des résidences du Crous :

  • Une chambre simple de 14 m² : 485 €.
  • Studio ou T1 de 24 m² : 583 €, charges comprises : +4,3 % sur douze mois. Malgré tout, ces logements restent les plus recherchés : 68 %.
  • Studio dans une résidence privée : 689 €.
  • Un appartement deux pièces de 42 m² : 784 €.

47 % d’entre eux optent aussi pour un logement meublé.

Cette progression est due, entre autres, à la demande plus importante que l’offre et aux incertitudes tournant autour de l’inflation. Sans oublier les banques commerciales qui pourraient durcir leurs conditions d’emprunt après la hausse probable des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) qui se réunit le jeudi 11 juin 2026 à Francfort.

La recherche d’une location très compliquée pour la rentrée 2026/2027

Pour déterminer la difficulté d’accéder au logement, le baromètre s’est appuyé sur un « score de tension » qui prend en compte le nombre de candidatures déposées pour une seule offre. Paris redevient la ville la plus tendue avec le score de 11,62. En clair, il y a près de 12 candidats pour une offre locative publiée. Hormis la capitale française, la tension locative est également importante à :

  • Lyon : 8,91.
  • Caen : 8,63.
  • Montpellier : 6,97.
  • Rennes : 6,93.
  • La Rochelle : 6,52.
  • Marseille : 6,31.

Il est souvent judicieux d’élargir la zone de recherche vers des localités périphériques ou des villes dites moyennes pour accéder à des loyers plus accessibles.

Comment s’en sortir sur le plan financier ?

Alors qu’environ 43 millions d’Américains ont contracté un prêt en 2025 pour poursuivre leurs études universitaires, selon le Pew Research Center, le recours à ce type de financement est moins sollicité en Métropole. Un rapport du Sénat, datant de 2021 et s’appuyant sur les chiffres de l’Union nationale des étudiants de France (Unef), indiquait que :

300 000 emprunts bancaires seraient contractés par les étudiants chaque année, soit environ 10 % de la population étudiante.

Beaucoup d’étudiants français travaillent, par conséquent, pour financer leurs études. Sinon, ils sollicitent des aides accessibles pour gérer au mieux ce nouveau chapitre de leur vie.

Les bourses par virement sur un compte bancaire

Cette aide mensuelle peut aller de 1 454 à 7 602 € par an. Elle permet une exonération :

  • Des frais d’inscription à l’université.
  • Du paiement de la Contribution vie étudiante et de campus (CVEC), obligatoire pour s’inscrire dans un établissement d’études supérieures : les universités, les grandes écoles de commerce ou d’ingénieurs, les classes préparatoires, etc.

Obtenir une bourse permet à un étudiant de réaliser une économie de plusieurs centaines d’euros.

Les logements du CROUS

D’autres postulent pour un hébergement dans un Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS), qui gère des résidences étudiantes. Comme les places partent comme des petits pains, les chambres et les studios reviennent prioritairement aux boursiers. Quant aux prix, ils sont abordables par rapport à ceux affichés sur le marché immobilier. La cerise sur le gâteau : ils sont souvent situés à proximité des universités.

Les nouveaux bacheliers peuvent se tourner vers :

  • Le logement en résidence étudiante privée, qui a séduit beaucoup d’investisseurs ces dernières années. Le prix des loyers est plus élevé que pour un logement au CROUS.
  • La location dans le parc privé.
  • La colocation ou le coliving.
  • Les foyers d’étudiants.
  • Une chambre chez l’habitant.
  • Un logement intergénérationnel entre un étudiant et une personne âgée vivant seule.

Logement étudiant : pourquoi faut-il s’y prendre à l’avance ?

Premier arrivé, premier servi ! Cette locution s’applique aussi pour le marché immobilier. Par conséquent, il est préférable de commencer les recherches le plus rapidement possible, comme le stipule Charles Becquet, directeur de LocService.fr :

Les étudiants doivent optimiser leurs recherches et s’y prendre le plus tôt possible, soigner leur dossier et se montrer réactifs.

Jusqu’à début juillet, le marché immobilier propose un grand nombre de logements disponibles, notamment dans les résidences étudiantes et en colocation. Si vous attendez de connaître les résultats du baccalauréat pour partir à la recherche de votre futur logement, les annonces seront moins nombreuses et les meilleures opportunités ne seront plus sur le marché. Pendant la saison estivale, l’étudiant ne doit pas baisser sa garde et surveiller les éventuels désistements de dernière minute.

Ce qu'il faut retenir

¹Cette étude est basée sur l’analyse de près de 110 000 offres de logement et de demandes sur les douze derniers mois.

Anthony Ditte
Article supervisé par Anthony Ditte
Directeur marché Immobilier et Professionnels
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Article écrit par Florence Carpentier LinkedIn

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