La race et la catégorie d’un chien exercent une influence directe sur le prix et les garanties d’une mutuelle santé et d’une assurance responsabilité civile. Selon les cas, l’assureur peut appliquer une hausse des primes d’assurance voire des exclusions de garantie. Un refus d’assurance peut même être prononcé à l’encontre des chiens de catégorie 1 et 2, considérés comme dangereux.
L’impact de la race du chien sur le coût de l’assurance santé
Au moment d’établir son devis et de formuler son offre de prix, l’assureur évalue le niveau de risque présenté par l’animal de compagnie. Son étude s’appuie sur les données et statistiques médicales afin d’évaluer le coût moyen des soins vétérinaires du chien selon son âge et sa race ainsi que la probabilité de sinistre.
- Les races de grands chiens sont plus chères à assurer que les races de petits chiens, car leur espérance de vie est plus courte. Par exemple, l’espérance de vie d’un Dogue Allemand est estimée à 7 ans alors qu’elle est de 17 ans pour un Yorkshire Terrier et même 20 ans pour un Chihuahua.
- Il est plus onéreux d’assurer un chien pure race avec un pedigree officiel qu’un chien croisé. Issu d’une même lignée, le chien pure race présente une santé moins robuste que le chien croisé, avec des prédispositions pour des pathologies liées à sa consanguinité, comme les problèmes cardiaques, sanguins ou respiratoires.
- Les races de chien réputées pour leur santé fragile sont plus chères à assurer que les autres, car elles présentent un niveau de risque élevé pour l’assureur. C’est notamment le cas du Bouledogue français, du Shar-peï, du Cavalier King Charles, du Boxer ou du Carlin.
Le lien entre la race du chien et le niveau de couverture du contrat
Au-delà de cotisations plus élevées, la race d’un chien peut entraîner des exclusions de garanties. Il s’agit de différents risques pour lesquels le propriétaire de l’animal de compagnie ne peut prétendre à aucune indemnisation. En général, les exclusions de garantie concernent des maladies récurrentes chez certaines races, comme :
- les maladies respiratoires chez les races de chien à face plate comme le Bouledogue français ou le Carlin ;
- l’obésité chez les chiens considérés à risque comme le Teckel et le Labrador ;
- les maladies dermatologiques du Shar-peï ;
- la dysplasie de la hanche pour le Berger allemand, le Berger australien ou le Border Collie.
Bon à savoir : pour les races de chiens jugées à risque par les assureurs, ce n’est pas seulement l’étendue des garanties du contrat qui peut être impactée. La compagnie d’assurance peut également ajuster le taux de remboursement et le plafond d’indemnisation du contrat.
L’impact de la catégorie du chien sur l’assurance responsabilité civile
L’assurance responsabilité civile offre une protection pour tous les dommages causés à un tiers par un chien. Il s’agit d’une protection essentielle pour le propriétaire d’un animal de compagnie, responsable des dégâts matériels et des dommages physiques éventuellement causés par son chien à un bien, une personne ou un autre animal. Pour en bénéficier, le maître peut déclarer son chien sur la garantie responsabilité civile vie privée incluse dans son assurance multirisque habitation ou souscrire un contrat d’assurance responsabilité civile à part entière.
En revanche, des cotisations plus chères sont proposées pour les chiens de catégories 1, appelés chiens d’attaque, comme les chiens de type American Staffordshire Terrier, Mastiff ou Tosa non-inscrits au Livre des Origines Français (LOF). C’est également le cas pour les chiens de catégorie 2, dits chiens de défense, comme le Rottweiler, l’American Staffordshire Terrier et le Tosa inscrits au LOF, dans une moindre mesure.
Bon à savoir : l’assurance responsabilité civile est obligatoire pour tout propriétaire d’un chien de catégorie 1 ou 2. A défaut, le maître s’expose à une amende de 450 euros.
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