La conjoncture en France au premier semestre 2026
Sommaire
Depuis le début de l’année 2026, la conjoncture économique française et internationale a été fortement marquée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les perturbations liées au blocage du détroit d’Ormuz. Sa récente réouverture devrait contribuer à apaiser les tensions et favoriser un retour progressif à la stabilité. Si cette accalmie se confirme durablement, la baisse des prix de l’énergie pourrait se poursuivre et offrir un nouvel élan au commerce mondial.
Une inflation modérée, mais toujours présente
Après la période de forte inflation observée entre 2022 et 2024, l’année 2025 avait marqué un net ralentissement avec une inflation limitée à 0,9 %.
Toutefois, selon l’estimation provisoire de l’Insee, les prix à la consommation ont progressé de 2,4 % sur un an en mai 2026, contre 2,8 % pour l’ensemble de la zone euro. Cette hausse s’explique principalement par l’évolution des prix de l’énergie, mais également, dans une moindre mesure, par ceux de l’alimentation et des produits manufacturés.
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Consommation et confiance des ménages sous pression
Selon la Banque de France, la consommation des ménages devrait rester modérée en 2026, avec une progression estimée à seulement +0,2 %, contre +0,5 % en 2025. Au premier trimestre, les dépenses des ménages ont même reculé de 0,2 %, traduisant une plus grande prudence face aux incertitudes économiques. Les dépenses jugées non essentielles, notamment dans les loisirs ou les transports, sont les premières concernées.
Cette prudence se reflète également dans l’indice de confiance des ménages qui, selon l’Insee, a atteint en mai 2026 son plus bas niveau depuis mars 2023, à 82 points, bien en dessous de sa moyenne de long terme.
Dans ce contexte, le pouvoir d’achat demeure sous pression. La Banque de France anticipe un recul de 0,4 % sur l’année.
Des entreprises toujours prudentes
Du côté des entreprises, après un redressement observé en 2025, le climat des affaires s’est dégradé depuis le début de l’année 2026. L’indicateur de confiance est ainsi repassé sous sa moyenne de long terme (100) pour s’établir à 94 en mai.
Si l’activité demeure soutenue, les entreprises restent prudentes dans leurs décisions d’investissement et de recrutement. La réouverture du détroit d’Ormuz pourrait néanmoins contribuer à restaurer progressivement la confiance en réduisant plusieurs facteurs de risque :
• la volatilité des prix de l’énergie ;
• les risques de rupture d’approvisionnement ;
• les tensions sur les délais de livraison ;
• les incertitudes liées aux échanges internationaux.
Immobilier : entre reprise et vigilance
Le marché immobilier reste un indicateur clé de la santé économique. L’année 2025 s’est achevée sur une progression de 12 % des transactions dans l’ancien, avec 951 000 ventes enregistrées. Le rythme observé au début de l’année 2026 semble toutefois se stabiliser, traduisant davantage une reprise progressive qu’un véritable rebond.
Le 11 juin 2026, la Banque centrale européenne a relevé ses taux directeurs de 25 points de base. Il s’agit de la première hausse décidée par l’institution depuis trois ans. L’évolution du contexte géopolitique et de l’inflation sera déterminante pour la suite. Si les tensions au Moyen-Orient continuent de s’apaiser et que l’inflation converge vers l’objectif de 2 % fixé pour la zone euro, les taux pourraient se stabiliser, voire légèrement diminuer dans les prochains mois. À l’inverse, un regain de tensions pourrait entraîner de nouvelles hausses et fragiliser à nouveau le marché immobilier.
Dans le neuf, la situation reste plus délicate. Les ventes de logements neufs ont reculé de 14,3 % au premier trimestre 2026. Malgré les mesures engagées par les pouvoirs publics, telles que l’élargissement du Prêt à Taux Zéro, la création du statut de bailleur privé ou encore le plan de relance du logement, la dynamique des ventes et des mises en chantier peine encore à redémarrer.
Concernant les prix, le marché affiche une relative stabilité avec une hausse moyenne limitée à 1 % sur un an. Derrière cette moyenne se cachent toutefois d’importantes disparités selon les territoires et les typologies de biens, avec des prix plutôt orientés à la baisse pour les appartements et à la hausse pour les maisons.
Enfin, malgré les remontées observées ces dernières années, les taux de crédit demeurent attractifs historiquement, avec des financements pouvant être obtenus autour de 3,05 % sur 20 ans (source : baromètre des taux immobiliers Ymanci). Les prix de l’immobilier restent par ailleurs inférieurs d’environ 9 % à leur niveau de 2022, tandis que les marges de négociation se situent généralement entre 6 % et 9 %. Les conditions demeurent donc favorables pour concrétiser un projet immobilier.
Le regroupement de crédits retrouve de l’attractivité
Après un net ralentissement entre 2022 et 2024, le marché du regroupement de crédits retrouve progressivement des couleurs.
Avec des taux indicatifs de 3,77 % sur 10 ans et 3,87 % sur 18 ans pour les propriétaires, cette solution conserve tout son intérêt pour les ménages souhaitant financer un nouveau projet tout en maîtrisant leur budget. Dans bien des cas, un regroupement de crédits peut s’avérer plus avantageux que la souscription d’un crédit travaux, d’un prêt automobile ou d’un prêt personnel supplémentaire.
Face à un pouvoir d’achat contraint et à des dépenses énergétiques encore élevées, nos conseillers restent à votre disposition pour réaliser un diagnostic personnalisé de votre situation financière et étudier les solutions les plus adaptées à vos besoins.
Selon l’étude statistique réalisée par Ymanci auprès de ses clients en rachat de crédits par Ymanci, 92 % des ménages ayant réalisé un regroupement de crédits entre 2020 et 2025 déclarent qu’ils renouvelleraient cette décision s’ils étaient confrontés à nouveau à la même situation.