Maladie des griffes du chat, gale… : les maladies transmissibles à l’Homme et comment les éviter

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Florence Carpentier journaliste de la presse écrite
Publié le , mis à jour le
par Florence Carpentier - Journaliste de la presse écrite
Article supervisé par Vincent Bord

La population animale est bien représentée en France et notamment les chats qui sont plus de 16 millions dans les foyers français, juste derrière l’indétrônable poisson rouge (plus de 33 millions), selon le baromètre FACCO-ODOXA 2024-2025. Ce chiffre, en constante progression, prouve que le chat est incontestablement un membre à part entière de votre famille, comme le montre les dépenses mensuelles et annuelles faites par les Français pour le nourrir, pour lui aménager un espace confortable, pour le stimuler avec des jeux et aussi pour le soigner.

Les chats sont susceptibles de transmettre des maladies à l’Homme, à savoir des zoonoses, comme nos amis les chiens. Elles sont définies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme des infections et infestations se transmettant des animaux vertébrés à l’être humain et vice-versa.

Quelles sont les principales maladies transmissibles du chat à l’être humain ? Comment se transmettent-elles ? Quels sont les profils les plus vulnérables ? Quels sont les gestes à adopter pour vivre en toute sécurité avec son animal de compagnie ? Ymanci fait un tour d’horizon.

La liste des principales zoonoses chez les chats

Les zoonoses chez les chats peuvent être causées par des bactéries, des virus, des parasites ou des champignons. Certaines sont bénignes chez l’Homme, mais d’autres peuvent entraîner de graves complications. Découvrez les principales maladies pouvant être transmises par un chat à l’être humain.

La maladie des griffes du chat ou bartonellose

Cette maladie, causée par une bactérie, se transmet généralement après une griffure ou une morsure d’un chat infecté. Chez les humains en bonne santé, la maladie est la plupart du temps bénigne. Chez les plus fragiles, elle peut avoir de graves conséquences : perte d’appétit, fatigue, céphalées, problèmes oculaires, mais aussi douleurs musculaires ou articulaires. Chez l’humain, la maladie se soigne avec un traitement antibiotique, des anti-inflammatoires ou des analgésiques.

Bon à savoir

La pasteurellose

Cette zoonose provient d’une bactérie – Pasteurella – qui se trouve dans la flore buccale du chat. Elle se transmet après une griffure ou une morsure. À moins de désinfecter correctement la zone touchée, les premiers symptômes surgissent au bout de quelques heures. Une douleur survient, suivie d’une rougeur, d’un œdème, d’un suintement de la peau et d’une légère fièvre. La pasteurellose est surtout attrapée par les nourrissons et les personnes immunodéprimées. La guérison passe par un traitement antibiotique.

La teigne

Cette infection cutanée est causée par les dermatophytes, des champignons microscopiques, qui se dissimulent sur la peau et les griffes du félin. Elle est particulièrement présente chez les chatons et les races de chats qui ont des poils longs. Un chat infecté va présenter les symptômes suivants : pertes de poils sur certaines zones, démangeaisons, pellicules. La teigne s’attrape par :

  • Contact direct quand une personne touche le chat.
  • Contact indirect quand un humain touche un tissu contaminé.

Les femmes et les enfants sont plus exposés à cette maladie que les hommes. La teigne est responsable de lésions cutanées, appelées herpès circiné, au niveau de la chevelure, de la barbe, entre les doigts de pied, au niveau des ongles ou dans les plis de l’aine. Un traitement existe et doit s’effectuer en même temps sur l’Homme et le chat. Il se fait à l’aide de crèmes antifongiques et de médicaments. Chaque individu peut contracter la teigne, mais les femmes, les enfants et les personnes immunodéprimées doivent de préférence garder leurs distances.

La gale

Cette infection parasitaire se propage entre les animaux atteints : des chats entre eux, des chats avec des chiens ou des renards. La gale est responsable d’une maladie cutanée inflammatoire qui est, aujourd’hui, très rare sur le territoire français. Dès que le chat est contaminé, il est facile de la contracter à partir d’une simple caresse ou d’un câlin.

La toxoplasmose

Cette maladie provient d’un parasite se développant dans l’intestin des chats infectés et qui est rejeté dans leurs excréments, sous forme d’œufs, contaminant l’environnement : la terre, les végétaux, etc. C’est ainsi qu’un chat peut la contracter involontairement en buvant une eau contaminée ou en mangeant une proie infestée.

Le chat est, en règle générale, asymptomatique. Toutefois, il peut manifester des symptômes : fièvre, perte d’appétit, troubles respiratoires, coloration jaune des muqueuses, troubles neurologiques et ophtalmiques, etc. Par conséquent, il faut consulter un vétérinaire, d’où l’importance de souscrire une mutuelle santé pour son animal de compagnie, qui n’est pas obligatoire aux yeux de la loi, mais qui peut prendre en charge les frais, selon les garanties souscrites.

S’il ne respecte pas les consignes d’hygiène lors du nettoyage de la litière, c’est un exemple, l’être humain peut l’attraper en avalant des oocystes de parasites, se trouvant dans les excréments du chat. La toxoplasmose présente des symptômes qui ressemblent à la grippe.

Si beaucoup de personnes guérissent spontanément, cette zoonose est dangereuse pour le fœtus d’une femme enceinte et pour les personnes immunodéprimées. Ces profils doivent éviter les contacts rapprochés avec les chats et prendre des précautions : se laver fréquemment les mains, nettoyer les ustensiles et les aliments susceptibles d’avoir été touchés par le félin. Le traitement se fait à l’aide de médicaments antiparasitaires.

Bon à savoir

La toxocarose

Il s’agit de petits vers qui s’installent dans les intestins quand une chatte allaite ses chatons ou lorsqu’un félin ingère une nourriture infectée. La transmission se fait quand un être humain, comme un enfant qui met souvent les mains à sa bouche, touche un objet qui a été en contact avec les excréments du chat. Un chat qui vit en extérieur a toutes les chances d’être porteur. Il est préférable de lui administrer régulièrement un traitement vermifuge préventif.

Bon à savoir

La leptospirose

La zoonose n’est pas propre au chien. Elle affecte aussi le chat si ce dernier boit une eau contaminée ou s’il chasse un rongeur porteur de la maladie. La bactérie va s’insinuer dans le sang du félin et proliférer jusqu’à atteindre les organes. Chez l’Homme, elle va passer par une muqueuse ou une plaie. Cette zoonose, rare chez l’humain, peut néanmoins être mortelle.

L’échinococcose

Le chat porteur de cette maladie parasitaire se contamine en mangeant des proies parasitées. Le parasite, un ver intestinal plat, se développe dans l’intestin grêle des félins et est libéré par leurs excréments. Le chat va avoir des problèmes digestifs et maigrir.  En revanche, l’échinococcose est potentiellement mortelle pour les Hommes qui se contaminent par contact indirect, en consommant des aliments contaminés ou en mettant leurs mains à la bouche. L’incubation peut prendre des mois, voire des années, avant que la maladie ne développe des kystes dans le foie, les poumons ou le cerveau. Il est préférable de vermifuger son chat, là aussi très régulièrement.

La giardiose

Cette maladie parasitaire affecte le tube digestif du chat et provoque notamment des diarrhées récurrentes. Elle se transmet à l’Homme via les déjections et entraîne aussi des diarrhées. Si ces symptômes persistent, une consultation médicale s’impose.

La rage

Le virus présent dans la salive se transmet par la morsure ou une griffure d’un chat infecté. Un chat porteur de la rage peut manifester les troubles suivants : se montrer agressif, saliver, présenter une paralysie des membres. Le félin peut être vacciné dès l’âge de trois ans. Chez l’être humain, la transmission se fait par l’intermédiaire de la salive. Elle affecte le système nerveux, l’activité cardiaque et respiratoire, ce qui peut entraîner son décès. La vaccination, notamment des personnes susceptibles d’être exposées au virus, est donc le seul rempart.

Le tétanos

Bien que rare chez les chats, le tétanos reste dangereux pour nos chers animaux de compagnie. Elle se manifestera par une rigidité musculaire globale, une boiterie, de la dyspnée, un port de queue relevé ou de la dysphagie. Bien évidemment, cette maladie bactérienne peut être transmise par le chat à l’Homme par simple morsure ou griffure. S’il a été mordu ou griffé, il doit vérifier que son vaccin antitétanique est à jour et ne pas oublier les rappels nécessaires.

La cheyletiellose

Il s’agit d’un acarien microscopique qui cause cette maladie de peau. Chez le chat, elle entraîne des démangeaisons et un état pelliculeux de la peau. Chez l’Homme, elle produit de fortes démangeaisons et des boutons sur les avant-bras, le cou et le ventre. La guérison intervient au bout de trois semaines. Le chat malade doit subir un traitement avec un produit antiparasitaire externe. Sans oublier les lieux où il vit pour éradiquer l’acarien.

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Quelles sont les différentes façons d’attraper une zoonose ?

Plusieurs modes de transmission d’une zoonose du chat vers l’être humain existent :

  • Les griffures: elles sont responsables dans deux des principales maladies transmissibles : la maladie des griffes du chat et la pasteurellose.
  • Les morsures: elles peuvent transmettre la rage, qui n’est plus mortelle en France. Il existe effectivement un vaccin pour l’Homme et le chat.
  • Les caresses et les léchages: ils sont suffisants pour attraper, par exemple, la teigne.
  • Les excréments: il s’agit de foyers où prolifèrent certaines zoonoses, comme la toxoplasmose et l’échinococcose.

Quels sont les traitements pour soigner les zoonoses ?

Le traitement des zoonoses va dépendre de l’agent responsable de l’infection, à savoir une bactérie, un virus, un parasite ou un champignon. Des soins peuvent limiter les complications et améliorer les chances de guérison. Selon la nature de la zoonose, plusieurs traitements existent aujourd’hui pour réduire les risques d’infestations parasitaires :

  • Les traitements préventifs, à savoir les vermifuges et les produits antiparasitaires.
  • Les vaccins, aussi bien pour les êtres humains que pour les chats, permettent de prévenir certaines zoonoses, comme la rage.
  • Les visites régulières chez un vétérinaire permettent de réaliser un bilan de santé et d’identifier les risques.

Les rendez-vous médicaux d’un chat peuvent revenir très cher. Des mutuelles pour les chats sont en pleine expansion en Métropole. Comme les compagnies assurantielles sont de plus en plus nombreuses à proposer des contrats, Ymanci met à la disposition son comparateur. Il peut aider à trouver le contrat qui convient le mieux à votre budget et au profil de votre César ou de Félix.

Quelles sont les manières de prévenir les risques de zoonose ?

Les progrès de la médecine limitent aujourd’hui les risques de contamination. Mais il y a aussi la prévention, qui reste la meilleure défense contre ces maladies. Des gestes d’hygiène simples et de bon sens sont parfois suffisants.

  • Nettoyer quotidiennement la litière du chat et ne pas oublier de porter des gants.
  • Installer sa litière dans un endroit qui n’est pas fréquenté par les enfants.
  • Passer l’aspirateur dans les lieux fréquentés par le félin.
  • Se laver les mains après avoir touché un chat ou les objets lui appartenant, surtout avant de préparer un repas et de passer à table.
  • Désinfecter rapidement la moindre blessure causée par un chat. Si la plaie est profonde, proche d’une articulation, douloureuse, rouge ou gonflée, il faut consulter immédiatement un médecin.
  • Ne pas laisser les animaux lécher le visage des enfants.
  • Passer soigneusement sous l’eau les aliments, tels que les fruits et les légumes, avant de les ingérer.
  • Garder un œil sur les jeunes enfants qui mettent facilement leurs mains à la bouche et qui n’ont aucune notion d’hygiène.
  • Apprendre à un chat à ne pas griffer ni mordre et ce dès son plus jeune âge

Ce qu'il faut retenir

Vincent Bord
Article supervisé par Vincent Bord
Directeur des Assurances
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Article écrit par Florence Carpentier LinkedIn

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